LES @MERS DU CESM

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2 avril 1930 :

Signature du Traité naval de Londres. S’il prolonge les dispositions du Traité de Washington de 1922 sur la réduction des armements navals entre les USA, l’Angleterre, la France, l’Italie et le Japon, un désaccord entre les États signataires empêche toutefois d’aboutir à une nouvelle diminution significative du tonnage globale de chaque flotte. Il permet néanmoins l’arrêt de la construction de nouveaux bâtiments de ligne jusqu’en 1936, la limitation du tonnage et de l’armement des sous-marins − à l’exception de ceux déjà en service comme le Surcouf−. Malgré les pressions du Royaume-Uni, la France a su mener, durant cette conférence, une action efficace, lui conservant des moyens navals conséquents pour garantir la défense de ses intérêts stratégiques et de ses territoires.

DÉFENSE ET STRATÉGIE

Japon :

Dans une étude parue le 10 avril dans la revue en ligne Scientific Reports, des chercheurs japonais ont annoncé la découverte d’importantes réserves de terres rares dans les boues des fonds marins de l’île de Minamitori, située dans l’océan Pacifique à 2 000 km au sud-est de Tokyo. Localisées à 5 600 mètres de profondeur, dans une zone de 2 500 km², ces réserves pourraient contenir jusqu’à16 millions de tonnes de terres rares, soit l’équivalent de six à sept siècles de demande intérieure nippone. La production des terres rares, essentielles à la conception de produits de haute technologie, est actuellement assurée à 90 % par la Chine (LesÉchos).

Grèce/Turquie :

Le Premier ministre turc et l’état-major des armées grecques se sont opposés, lundi 16 avril, sur la question de la souveraineté d’un îlot de l’archipel de Fourni, contrôlé par Athènes en mer Égée, au large des côtes turques, et revendiqué par Ankara via sa stratégie de contestation des « zones grises ». L’évènement s’inscrit dans un contexte d’incidents réguliers entre les deux pays, dont le dernier en date est la mort d’un pilote de l’armée de l’air grecque dont l’appareil s’est abîmé en mer, une semaine auparavant, au large de l’île de Skyros, alors qu’il revenait d’une mission d’interception de chasseurs turcs qui venaient de pénétrer l’espace aérien grec (ForeignPolicy).

États-Unis/Japon :

Le destroyer lance-missiles USS Milius (DDG 69), du type Arleigh Burke, a quitté le 20 avril son port-base de San Diego, en Californie, pour rejoindre la base japonaise de Yokosuka, sous commandement de la VIIe flotte de l’US Navy. Planifiée pour 2017, l’opération avait été finalement reportée pour permettre la modernisation du bâtiment avec le système de combat Aegis. Le Milius devrait être rejoint au Japon par le porte-hélicoptères d’assaut USS America (LHA 6) dans le courant de l’année (NavalToday).

Pour aller plus loin :

La revue américaine Foreign Policy a publié l’analyse réalisée par l’organisation à but non lucratif C4ADS qui cartographie lavingtaine de points d’ancrage acquis par la marine de l’Armée populaire de libération (APL) chinoise dans l’océan Indien. La prise de contrôle de ports commerciaux étrangers, directement pilotés par Pékin sous couvert du projet des « Nouvelles routes de la soie », permet à la marine chinoise de multiplier ses points d’appui dans une zone vitale pour les importations énergétiques et les exportations industrielles du pays.

INDUSTRIE DE DÉFENSE

La société d’armement turque Albayrak Savunma a publié une vidéo de présentation du projet de drone sous-marin Wattozzqu’elle a développé en coopération avec l’université technique de Karadeniz. L’engin reprend la forme et le mode de propulsion des raies. Selon les données du constructeur, le Wattozz sera doté d’un revêtement furtif et pourra être équipé de charges explosives capables de couler des bâtiments de surface (NavalToday).

Les sociétés japonaise Shinmaywa Industries et indienne Mahindra Defence ont signé un protocole d’accord qui leur permettra de travailler conjointement à la construction et à la maintenance de l’avion amphibie US-2, conçu par Shinmaywa. Cet accord pourrait faciliter les négociations entre le Japon et l’Inde, qui souhaite acquérir une douzaine de ces appareils. L’US-2 est un quadri-turbopropulseur conçu pour le sauvetage et la surveillance maritimes (TheDiplomat).

La marine algérienne devrait bientôt recevoir son troisième sous-marin conventionnel de type Kilo modernisé (projet 636Varshavyanka), de fabrication russe. Le quatrième et dernier 636 de la commande algérienne est actuellement en construction et devrait être livré au cours de l’été 2018. Les 636 ont la capacité de mettre en œuvre des missiles de croisière (spécifiquement le 3M-54 Kalibr). L’Algérie dispose en outre de deux sous-marins Kilo d’ancienne génération (projet 877Paltus) (PortaildesSousMarins).

MARINE MARCHANDE ET DOMAINE MARITIME

La compagnie pétrolière nationale libyenne a annoncé des mesures pour lutter contre la contrebande de carburant, exporté clandestinement via la Méditerranée à des tarifs très bas, les subventions massives du gouvernement libyen permettant d’en acheter pour 2 centimes de dollars le litre sur le marché régulé. La contrebande concernerait 30 à 40 % du pétrole raffiné ou importé en Libye, pour un manque à gagner d’environ 600 millions d’euros par an. La compagnie envisage notamment d’incorporer un agent chimique au pétrole libyen pour permettre de l’identifier plus facilement (MarineLink).

Une étude publiée dans la revue scientifique Nature par des chercheurs australiens et américains le 18 avril affirme que 30 % des coraux de la Grande Barrière seraient morts entre mars et novembre 2016, du fait d’une vague de chaleur particulièrement marquée sur cette période qui a provoqué un blanchissement corallien. Ce phénomène, aggravé par la hausse des températures des océans, fragilise les coraux, déséquilibrant ainsi l’écosystème et mettant en péril de nombreuses espèces animales et végétales marines (LeMonde)

La Chine va mener pour la première fois des études archéologiques au large des îles Paracels, en mer de Chine méridionale. L’étude, qui mobilisera le navire de recherche océanique Tansuo-1 et le submersible Shenhai Yongshi, aura pour but d’explorer les fonds sous-marins du récif de Bei Jao. Cette mission archéologique s’inscrit dans le contexte des tensions actuelles entre le Viêtnam et la Chine qui se disputent la zone depuis 1974, Pékin y invoquant des « droits de passage historiques » (LeMarin).

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