Un équipage d’armement pour le Jacques Chevallier, premier bâtiment ravitailleur de force de la Marine

Le 14 janvier 2022, le vice-amiral Arnaud Provost-Fleury, adjoint organique à Brest de l’amiral commandant la Force d’action navale, a remis son fanion à l’équipage d’armement du bâtiment ravitailleur de forces (BRF) Jacques Chevallier à l’occasion d’une cérémonie qui s’est déroulée à Chantiers de l’Atlantique à Saint Nazaire. Lors de cette cérémonie, l’amiral a fait reconnaître le capitaine de vaisseau Pierre Ginefri comme commandant de cet équipage d’armement.

Cette cérémonie marque la création du premier équipage du premier des quatre BRF prévus pour la Marine dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2019-2025. La mission de cet équipage sera de préparer la prise en main du bâtiment par les marins afin qu’il soit le plus rapidement possible apte à mener les opérations toujours plus exigeantes confiées à la Marine.

L’équipage d’armement du BRF Jacques Chevallier est actuellement composé de 30 marins et il montera progressivement en puissance pour atteindre un effectif de 76 à l’été 2022, puis son format final de 130 marins (hors détachement aéronautique) en janvier 2023, avant de rejoindre son nouveau port-base de Toulon.

Agé de 42 ans, le capitaine de vaisseau Pierre Ginefri est issu de la promotion 2000 de l’Ecole navale. A l’issue de sa formation finalisée au cours de la mission JEANNE D’ARC, il sert dans les forces de surface et est breveté officier « énergie ». Il opère dans un premier temps comme officier mécanicien et chef de quart en Méditerranée, dans le Pacifique, l’océan Indien et au large de l’Afrique occidentale dans le cadre des missions LICORNE et CORYMBE pendant la crise frappant la Côte d’Ivoire au début des années 2000. En 2009, il est diplômé de l’ENSTA ParisTech en se spécialisant en architecture navale après 6 mois sur les chantiers navals sud-coréens. Il opère ensuite en océan Indien, notamment comme commandant du patrouilleur Le Malin. Spécialiste du ravitaillement à la mer, il a occupé les fonctions de chef machine du BCR Marne, principalement engagé dans l’opération HARMATTAN au large de la Libye, d’officier programme « flotte logistique » à l’État-major de la Marine, puis a commandé de 2018 à 2019 le BCR Marne déployé au sein du groupe aéronaval. Il rallie Saint-Nazaire à l’été 2021 pour suivre la construction puis prendre le commandement du premier BRF. Le capitaine de vaisseau Pierre Ginefri est marié et père de quatre enfants.

Les BRF prendront la relève des actuels bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR). Ils assureront le soutien logistique et matériel ainsi que le ravitaillement en carburant des forces à la mer, notamment du groupe aéronaval constitué autour du porte-avions puis du porte-avions nouvelle génération.

Dotés d’une double coque conforme à la réglementation anti-pollution, équipés d’une protection optimisée des munitions stockées, pourvus d’une passerelle de navigation à 360° centralisant conduite du navire, ravitaillement et autodéfense, de 4 mâts de ravitaillement et d’une plateforme et d’un hangar hélicoptère de grande dimensions, les BCR présenteront des capacités d’emport en fret presque doublées par rapport à la génération des BCR. Livrés entre 2023 et 2029, ils seront dotés de systèmes d’armes permettant d’opérer de manière autonome dans des zones contestées. Déplaçant 31 000 tonnes à pleine charge, il s’agira du deuxième plus gros bâtiment de la flotte après le porte-avions.

FAPF – Opération de secours menée par le groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux à Tahiti

Fin décembre 2021, l’équipage du Dauphin du détachement 35F a été sollicité par la Direction de la protection civile pour porter secours à un homme ayant fait une chute de 6 m dans la cascade de la Maroto à Tahiti.

Cet accident nécessitait une évacuation urgente par civière héliportée. Renforcé par un binôme du Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP) de Tahiti, l’hélicoptère a décollé du Groupement d’aéronautique militaire de Faa’a et débuté les opérations de treuillage dans la cascade quelques minutes plus tard. Le blessé a rapidement été évacué pour être ensuite pris en charge par les équipes des urgences sur l’hélistation du centre hospitalier du Taaone.

La participation à la protection des Français contre les risques et la dangerosité du quotidien est au cœur des priorités des Armées. Les armées sont entièrement dédiées à la protection du territoire et de la population française, en tout temps et en tout lieu, en métropole comme en outre-mer.

Les 900 militaires des Forces armées en Polynésie française (FAPF) constituent un dispositif interarmées prépositionné à dominante marine, qui, avec les Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC), a pour principale mission d’assurer la souveraineté de la France sur le « théâtre Asie Pacifique » et de positionner la France comme nation riveraine. Pouvant être renforcé ponctuellement par des éléments de métropole, il permet à la France d’intervenir en cas de catastrophe naturelle, de lutter contre les menaces grandissantes comme les trafics illégaux, d’affirmer son attachement au droit international et à la liberté de navigation, et d’animer la coopération militaire régionale avec l’ensemble des pays riverains de la zone Pacifique.

RÉSILIENCE – La compagnie des marins-pompiers de Cherbourg en soutien à la vaccination

La cinquième vague épidémique impose de nouvelles mesures et le recours massif au rappel vaccinal. Les armées, comme lors des vagues précédentes, s’engagent pour appuyer la campagne vaccinale du gouvernement français.

Dans le cadre de l’opération RÉSILIENCE de lutte contre le covid-19, la compagnie des marins-pompiers de Cherbourg participe à l’effort national en intégrant les chaines de vaccination mises en place pour faire face au variant Omicron dans le département de la Manche.

Plusieurs marins-pompiers ont été déployés pour renforcer les centres de vaccination d’Avranches et de Cherbourg-en-Cotentin. Pour garantir leur efficacité, tous ont reçu une formation organisée à la 133ème antenne médicale de Querqueville, en complément de leurs compétences de secouriste.

Intégrés aux équipes médicales sur place, ces marins-pompiers  assurent en moyenne 150 injections par jour. Au total, en 6 mois, les militaires ont vacciné plus d’un million de Français, et les marins-pompiers de Marseille et les sapeurs-pompiers de Paris, plus de 1,6 million d’injections.

La protection des Français contre les risques et la dangerosité du quotidien est au cœur des priorités des Armées qui sont entièrement dédiées à la protection du territoire et de la population française.

Sur le territoire national, l’engagement des armées est toujours conduit en complément, en appui ou en soutien des autres moyens de l’État, en fonction des besoins exprimés par les autorités civiles et de la nature de la crise.

L’opération RÉSILIENCE, lancée en mars 2020, constitue la contribution des armées à l’engagement interministériel contre l’épidémie de Covid. Elle est centrée sur l’aide et le soutien aux populations ainsi que sur l’appui aux services publics pour faire face à l’épidémie, en métropole et outre-mer, dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection. Les armées s’engagent dans l’ensemble des secteurs où elles peuvent apporter un soutien aux autorités civiles, en adaptant leurs actions aux contextes locaux et dans le cadre d’un dialogue avec les autorités de l’État.

Méditerranée orientale – La FREMM Provence ravitaillée par l’USNS Laramie

Le 11 janvier 2022, au large du Liban, la frégate multi-missions Provence a mené une manœuvre de ravitaillement à la mer (RAM) avec le pétrolier ravitailleur américain USNS Laramie.

Malgré une mer formée, ce sont ainsi 332 m3 de gazole qui ont pu être embarqués dans les soutes de la Provence. Le professionnalisme des équipages et leur interopérabilité ont permis la réussite d’une manœuvre délicate eu égard aux conditions d’environnement complexes.

Grâce à ce ravitaillement en mer, sur son théâtre d’opérations, la FREMM Provence augmente son aptitude à durer dans sa zone de patrouille, sans interruption imposée par un passage dans un port de ravitaillement.

Cette aptitude naturelle à la coopération entre les deux marines en opérations conforte la démarche portée par le Strategic Interoperability Framework[1] récemment signé entre la Marine nationale et l’US Navy.

Engagée depuis début janvier en Méditerranée centrale et orientale, la FREMM Provence, équipage A, contribue à la mission de présence navale française quasi permanente dans la zone et au soutien des forces engagées dans l’opération CHAMMAL.

[1] Ce plan, fruit d’un travail initié il y a deux ans, fixe des objectifs précis destinés à améliorer continuellement, pendant les 20 prochaines années, l’interopérabilité entre les deux marines et comporte notamment un effort ciblé sur le haut du spectre opérationnel : maitrise des espaces océaniques et projection de puissance. Il facilite les contacts entre les états-majors et prévoit l’établissement du cadre autorisant l’échange d’informations et de données classifiées.

LES @MERS DU CESM

17 janvier 1939Lancement du cuirassé Richelieu Construit à partir de 1935 à l’arsenal de Brest, le Richelieu est la réponse de la Marine nationale aux « cuirassés de poche » de la Marine allemande et aux bâtiments italiens de la classe Littorio. Navire de tête de la classe éponyme, long de près de 248 mètres, le Richelieu a un déplacement standard de 35 000 tonnes, le maximum autorisé par les traités de limitation des armements navals de l’époque. Son armement consiste notamment en 2 tourelles quadruples de 380 mm, placées à l’avant. En juin 1940, le cuirassé échappe aux Allemands en quittant Brest mais reste subordonné à la France de Vichy. Il fait face aux Britanniques à Dakar, subissant quelques dégâts, puis passe du côté des Alliés après le débarquement de ces derniers en Afrique du Nord. Remis en état et modernisé à New York, le Richelieu combat ensuite en 1944 et 1945 en océan Indien, contre les Japonais. Rentré en France au début de 1946, il mène diverses missions de temps de paix avant d’être mis en réserve en août 1959, puis désarmé en 1967.
L’AMER DU JOUR
 L’Agence pour le développement de la défense de la Corée du Sud (ADD) a proposé un projet visant à dissuader les actions navales des marines hostiles en mer Jaune, par le biais d’une stratégie de déni d’accès et d’interdiction de zone (A2/AD). Celle-ci prévoit de combiner des missiles balistiques antinavires (ASBM) avec des réseaux de satellites afin d’améliorer la détection de navires ennemis. Les ASBM sud-coréens utilisés dans le cadre cette stratégie A2/AD seraient capables de couvrir l’ensemble de la mer Jaune et de la péninsule coréenne (NavalNews).
GÉOPOLITIQUE & STRATÉGIE
AllemagneLe 9 Janvier 2022, la frégate allemande Bayern de classe Brandenburg a mené un PASSEX (exercice monté sur opportunité, lorsque deux navires se rencontrent en mer) avec la corvette Molniya de la Marine vietnamienne. Les deux marines ont ainsi mené un entraînement conjoint en matière de communication, de navigation et de sauvetage. La visite de la frégate Bayern au Vietnam s’inscrit dans le cadre d’un déploiement de sept mois dans la région Indopacifique. Après le Vietnam, elle se rendra au Sri Lanka et en Inde (MilitaryLeak).
PakistanDu 11 au 13 janvier 2022, l’Agence pakistanaise de sécurité maritime a coordonné l’exercice Barracuda-XI, un entraînement international dédié aux procédures de sauvetage et à la lutte anti-pollution en cas de catastrophe maritime. Douze nations participaient à cet exercice : le Bangladesh, le Bahreïn, le Japon, la Corée, les Maldives, l’Arabie Saoudite, le Sri Lanka, la Tanzanie, la Turquie, les États-Unis et la France (PakObserver).
INDUSTRIE DE DÉFENSE
Le groupe italien Fincantieri a commencé la construction du premier des deux sous-marins U-212NFS de nouvelle génération destinés à la Marine italienne. Les deux submersibles doivent être livrés en 2027 et 2029. Ils viendront renforcer les capacités navales de l’Italie, un acteur important pour la sécurité maritime en Méditerranée, contribuant notamment à la sécurisation des voies d’approvisionnement en énergie et à la défense des frontières extérieures de l’UE et de l’OTAN (NavalToday).
A l’occasion d’une visite du bâtiment de débarquement de chars INS Kesari au port de Maputo, la Marine indienne a remis deux intercepteurs rapides Solas Marine à la Marine du Mozambique, laquelle est fortement impliquée dans la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime. En 2019, l’Inde avait déjà remis au Mozambique deux autres navires intercepteurs. New Delhi s’implique de plus en plus en océan Indien, multipliant ses initiatives de coopération économique et militaire (DefenceWeb).
Le 12 janvier 2022, la Marine indienne a réalisé avec succès un tir d’essai du missile de croisière supersonique BrahMos depuis l’INS Visakhapatnam, son premier destroyer lance-missiles de la classe éponyme, mis en service en novembre 2021. L’INS Visakhapatnam pourra accueillir à terme 16 missiles BrahMos. Le missile a été conçu et développé par la coentreprise indo-russe BrahMos Aerospace, associant la société russe Mashinostroyenia et l’agence indienne DRDO (Defence Research and Development Organisation) (NavalTechnology).
MARINE MARCHANDE & DOMAINE MARITIME
L’entreprise écossaise EC-OG, basée en Écosse, a procédé à la première livraison de son système de stockage sous-marin par batteries Halo, qui doit être utilisé par la station autonome Searay-AOPS. Cette dernière servira de borne d’alimentation électrique en pleine mer, par exemple pour des systèmes sous-marins autonomes, et pourra collecter, stocker et transmettre des données. Ce projet illustre la prise de conscience du potentiel que renferment les fonds marins pour des activités civiles, mais aussi militaires (LeMarin).
Le 5 janvier 2022, le Maroc a signé un accord avec la Chine, devenant ainsi le premier pays d’Afrique du Nord à rejoindre officiellement la Belt and Road Initiative (BRI). L’accord prévoit une intensification des investissements chinois dans l’économie marocaine, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de la santé, ainsi qu’une augmentation des exportations marocaines vers la Chine. Pékin renforce son engagement en Afrique et en Europe (MaritimeNews).
Le 1er janvier 2022, l’Indonésie, premier exportateur mondial de charbon thermique et premier fournisseur de la Chine, avait décidé la suspension de ses exportations afin d’éviter une pénurie locale d’électricité. Cette décision avait provoqué une congestion de vraquiers au large des principaux ports indonésiens. (Reuters). Constatant un meilleur approvisionnement de ses centrales, et après plusieurs sollicitations de ses partenaires commerciaux, le gouvernement indonésien a décidé d’assouplir l’interdiction. 14 vraquiers ont déjà pu s’approvisionner en charbon pour l’export (TheDiplomat). 

LES @mers du CESM

11 janvier 1863Fin de la bataille de Fort Hindman
En janvier 1863, pendant la guerre de Sécession, les forces de l’Union cherchent à prendre la ville-forteresse confédérée de Vicksburg, verrou stratégique sur le fleuve Mississippi. Pour ce faire, une série d’opérations navales et de batailles est menée contre les forces sudistes le long du fleuve et de ses affluents. L’une d’entre elles vise à mettre hors d’état de nuire le Fort Hindman, situé sur le fleuve Arkansas. Une force terrestre et navale nordiste, sous le commandement du général McClernand et du contre-amiral Porter, arrive près du fort le 9 janvier. Le 10 janvier, après que l’infanterie ait débarqué et se soit mise en position, les navires du Mississippi River Squadronde l’US Navy ouvrent le feu sur les ouvrages défensifs confédérés. Grâce à leur blindage, les canonnières cuirassées de l’Union peuvent s’approcher du fort, et permettent un assaut victorieux de l’infanterie nordiste, dans l’après-midi du 11 janvier. La victoire de l’Union à Fort Hindman contribue à sécuriser les arrières de l’offensive nordiste sur Vicksburg et met hors de combat près d’un tiers des forces sudistes en Arkansas.
L’AMER DU JOUR
 Dans le cadre d’un « développement actif de l’Arctique », la Russie a annoncé vouloir accroître sa flotte de brise-glaces, objectif prioritaire pour 2022. Le Yevpaty Kolovrat sera mis en service cette année, tandis qu’un autre navire entrera en construction. Deux autres patrouilleurs brise-glaces sont attendus pour 2023 et 2024, un navire similaire du FSB pour 2024, ainsi que des navires civils (TheBarentsObserver). L’Arktika, entré en service en 2020, vient d’ailleurs d’escorter pour la première fois des navires marchands sur la partie orientale de la Route du Nord, segment le plus difficile d’accès (MerEtMarine). Les États-Unis misent aussi sur le renouvellement de leur flotte de brise-glaces : le programme Polar Security Cutter prévoit ainsi la construction de trois brise-glaces pour les garde-côtes américains. La construction de la deuxième unité vient d’être confiée à Halter Marine pour une mise en service en 2025 (GCaptain).
GÉOPOLITIQUE & STRATÉGIE
Les États-Unis multiplient les entraînements avec leurs alliés et partenaires dans plusieurs zones stratégiques à travers le monde : Méditerranée orientale, mer Rouge, Indopacifique…
Grèce/ États-UnisLa Marine et l’Armée de l’air grecques ont participé en décembre 2021 et dans les premiers jours de janvier 2022 à plusieurs exercices avec le Carrier Strike Group 8 de la Marine américaine, au large de la Crète. Les 4 et 5 janvier, la frégate grecque Elli et le porte-avions USS Harry S. Truman ont ainsi effectué des manœuvres de défense anti-aérienne, ainsi que des exercices de guerre anti-sous-marine et de guerre de surface. Cet entraînement conjoint s’inscrivait dans le cadre de l’Accord de coopération de défense mutuelle renouvelé par les deux pays en octobre 2021 (Protothema).
Égypte/ États-UnisLe 9 janvier 2022, la frégate égyptienne Alexandria et deux destroyers américains – l’USS Cole et l’USS Janson Dunham – ont réalisé un exercice naval conjoint en mer Rouge. Cet entraînement avait pour objectifs le partage d’expérience et le renforcement des relations entre les forces navales égyptiennes et américaines. Il incluait des activités dans tous les domaines du combat naval, ainsi que la protection de convois, dans le but de démontrer la capacité des deux marines à assurer la sécurité et la liberté de la navigation dans cette zone stratégique (EgyptIndependent).   Japon/ États-UnisLe 10 janvier 2022, l’US Marine Corps et l’US Navy ont débuté avec les Forces terrestres d’autodéfense japonaises (FTAJ) la 16ème édition de l’exercice Iron Fist 22, visant à renforcer l’interopérabilité entre les forces armées des deux pays. Il comprendra une phase d’entraînement amphibie et se déroulera jusqu’au 16 février. Washington et Tokyo partagent des objectifs communs dans la région Indopacifique tels que la liberté de navigation et le respect du droit international (TimesofSanDiego).

États-Unis/ Japon/ Australie/ Canada/ Inde/ Corée du sudLe 5 janvier 2022, l’exercice multilatéral Sea Dragon 22 a débuté dans l’ouest du Pacifique, à proximité de l’île de Guam. Cet exercice annuel de lutte anti-sous-marine rassemble 6 nations de l’Indopacifique : les États-Unis, le Japon, l’Australie, le Canada, l’Inde et la Corée du sud. Il vise à améliorer l’interopérabilité des marines engagées, afin de mieux répondre aux tensions régionales (NavalTechnology).
INDUSTRIE DE DÉFENSE
Selon une information publiée par le site Defensa le 7 janvier 2022, la Marine royale marocaine a lancé un programme pour l’acquisition de deux avions de patrouille maritime multi-missions afin d’accroître ses capacités de lutte anti-sous-marine. L’objectif est de renforcer la protection du littoral et des eaux marocaines, notamment dans le détroit de Gibraltar. Rabat doit aussi faire face au réarmement naval de son voisin algérien (NavyRecognition).
Selon des informations publiées par le site Graphic Online le 5 janvier 2022, la Marine ghanéenne a fait l’acquisition de quatre patrouilleurs Flex-fighter. Longs de 40 mètres, ces navires dotés d’armes légères doivent contribuer à sécuriser l’espace maritime du Ghana face à la piraterie et à la pêche illégale, deux activités en plein essor dans la région. En décembre 2021, le Ghana a également signé un partenariat avec le Togo et le Bénin pour la mise en œuvre d’un programme de surveillance conjointe des pêches dans le golfe de Guinée (NavyRecognition).
MARINE MARCHANDE & DOMAINE MARITIME
Le ministère indien des Ports, du Transport maritime et des Voies navigables a rendu publique sa politique de développement de la région du Nord-Est, consistant en l’aménagement des voies fluviales, pour permettre la navigation des navires de passagers et de marchandises. Des travaux de dragage du Brahmapoutre sont actuellement en cours. Le ministre souligne la nécessité de développer d’autres fleuves de la région pour que les navires venant du Nord-Est puissent atteindre le port de Haldia, leur permettant ainsi d’accéder au marché international (HellenicsShippingNews).

L’entreprise Conoship International Projects a dévoilé le nouveau design de son cargo dédié aux opérations fluvio-maritimes. Ce dernier est conçu pour réaliser d’importantes économies de carburant : il sera équipé d’une propulsion diesel-électrique et de deux Econowind VentiFoils, technologies innovantes aidant la propulsion grâce au vent et réduisant les émissions de CO2 d’environ 10 %. Six unités seront construites au chantier naval de Fosen, à Emden, en Allemagne (MarineLink). 

Méditerranée – La Lyre appareille de Toulon pour une mission de chasse aux mines

Le 11 janvier 2022, le chasseur de mines tripartite (CMT) Lyre a appareillé de son port d’attache pour rejoindre le littoral marseillais et y conduire une mission de surveillance des approches maritimes et de sécurisation des fonds marins le long des côtes françaises (SURMINES).

Ces opérations réalisées régulièrement par les chasseurs de mines français visent à contrôler les chenaux d’accès d’importance stratégique afin d’en garantir l’intégrité.  Elles permettent en outre d’entretenir les bases de données relatives à ces zones. En effet, si la menace mines venait à se renforcer, l’efficacité des opérations de recherche reposerait en large partie sur une parfaite connaissance des fonds.

Le port de Marseille est le deuxième port à conteneurs français. Celui de Fos-sur-Mer revêt également une importance particulière étant donné son activité pétrochimique. L’accessibilité de ces deux centres névralgiques du commerce maritime international doit de ce fait être assurée en permanence.

En janvier 2021, la Lyre avait neutralisé, lors de sa dernière mission SURMINES, une munition historique dans les approches de Fos.

Un nouveau commandant pour le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme

Le 7 janvier 2022, le vice-amiral Arnaud Provost-Fleury, adjoint organique à Brest de l’amiral commandant la Force d’action navale a fait reconnaître le capitaine de frégate (CF) Loïc Ménard comme nouveau commandant de bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme. Il succède aucapitaine de frégate (CF) Grégory Guiran.

Entré dans la Marine nationale par l’école de Maistrance comme radiotélégraphiste en 1997 et issu de la promotion 2001 de l’École Militaire de la Flotte, le capitaine de frégate Loïc Ménard, officier à la carrière résolument tournée vers les opérations, incarne un des exemples de l’escalier social que représente la Marine nationale.

Embarqué sur des unités de toutes tailles (du patrouilleur à la frégate de défense aérienne), il participe à de nombreuses opérations comme jeune opérateur d’un PC transmissions, chef d’équipe lors des opérations de visite, officier chef du quart, officier de manœuvre et officier de conduite nautique sur différentes passerelles, officier de quart opérations, spécialiste de la mise en œuvre des armes et de la défense aérienne au sein du central opérations de frégates, commandant adjoint et enfin commandant d’unité. Ces opérations l’ont menées des Caraïbes au golfe arabo-persique (GAP) en passant par l’océan Atlantique, la mer Baltique et la mer du Nord, la mer Méditerranée, la Manche et l’océan Indien. 

Spécialiste passionné, il s’attache à transmettre sa rigueur et son goût pour les opérations aéromaritimes lors de son passage à l’École Navale comme instructeur puis comme entraîneur et chef de la section ARMES/LAS (lutte au dessus de la surface)  au sein de la division entraînement de la Force d’Action Navale (FAN).

Breveté de la 27ème promotion de l’école de guerre, il poursuit sa carrière dans le domaine des opérations en rejoignant à l’été 2020 la section de guerre des mines de la force aéromaritime de réaction rapide (FRMARFOR) basée à Brest. À cette occasion, il retrouve le GAP comme chef d’état-major de l’état-major tactique de guerre des mines déployé pendant 5 mois.

Sélectionné une première fois pour commander à la mer en 2016, il mène à bord du chasseur de mines tripartite Andromède pendant 18 mois des opérations de sécurisation des approches maritimes et des principales routes commerciales, des côtes françaises jusqu’au GAP.

Admis au service actif en 1990, le BCR Somme a pour mission principale d’assurer le soutien logistique d’un groupe aéronaval ou allié, en ravitaillant en mer les bâtiments de la force. Il peut également embarquer un état-major afin d’assurer le commandement d’une force navale.

D’une longueur de 157 mètres et d’une largeur de 21 mètres, il est armé par un équipage de 156 marins. La ville marraine de la Somme est Amiens (80), 3 bâtiments de ce type sont en service dans la Marine nationale (2 basés à Toulon et 1 à Brest).

Méditerranée orientale : La FREMM Provence entre en zone d’opération CHAMMAL

La frégate multi-missions (FREMM) Provence est arrivée le 7 janvier en zone d’opération CHAMMAL, en Méditerranée orientale. Après avoir patrouillé par les bouches de Bonifacio, le détroit de Messine, puis par les eaux de la mer Egée, la FREMM Provence a rejoint sa zone de patrouille dans le canal de Syrie, où elle marquera l’attachement de la France à la liberté de circulation maritime et aérienne en eaux internationales, ainsi qu’au respect du droit de la mer.

La patrouille depuis Toulon a été mise à profit par l’équipage, déjà aguerri par l’exercice POLARIS 21, pour perfectionner leurs savoir-faire, intégrer quelques renforts, et intensifier une préparation opérationnelle déjà très aboutie, tout en adaptant les dispositifs tactiques et les modes d’action à l’environnement exigeant de ce théâtre opérationnel.

A son arrivée sur zone, la Provence a retrouvé la FREMM Auvergne afin de naviguer en Surface action group (SAG). Réunies dans cette zone de compétition et de contestation, les deux frégates ont réalisé ensemble des manœuvres conjointes avec deux chasseurs Rafale de l’Armée de l’Air et de l’Espace en provenance de la base aérienne projetée H5 en Jordanie. Cette opération a notamment été l’occasion pour les marins des deux bâtiments de consolider leur maîtrise des opérations du haut du spectre, en effectuant des exercices de défense aérienne ou encore des frappes simulées de missiles de croisières navals (MdCN).

Engagée depuis début janvier en Méditerranée centrale et orientale, l’équipage A de la FREMM Provence contribue à la mission de présence quasi permanente dans la zone et au soutien direct des forces engagées dans l’opération CHAMMAL.

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération CHAMMAL représente le volet français de l’opération internationale INHERENT RESOLVE (OIR) rassemblant 78 pays et 5 organisations internationales. En coordination avec le gouvernement irakien et les alliés de la France présents sur le théâtre, l’opération CHAMMAL apporte un soutien militaire aux forces locales engagées dans la lutte contre Daech sur leur territoire ; il s’agit particulièrement de prévenir la résurgence de Daech, désormais contraint à l’insurrection. La Coalition internationale adapte en permanence son dispositif au Levant. Elle se concentre désormais sur l’accompagnement et le conseil au forces irakiennes, pour qu’à terme, elles puissent assurer, seules, la sécurité du pays et que le gouvernement irakien et les organisations internationales puissent agir en faveur de la stabilité du pays. Le dispositif de l’opération compte 600 soldats insérés au sein des états-majors d’OIR et présents sur les déploiements aériens permanents et est régulièrement complété par des moyens maritimes.

Conférence à l’École militaire sur l’Atlantique Nord

Le CESM vous invite à sa prochaine conférence navale sur l’Atlantique Nord le mercredi 19 janvier 2022 de 19h à 20h30. La conférence sera dispensée par le vice-amiral d’escadre Olivier Lebas, Commandant de la zone maritime Atlantique (CECLANT) et Préfet maritime de l’Atlantique

Lien d’inscription à la conférence en présentiel : www.paris-ecole-militaire.fr/fr/forms/cesmlatlantique

Lien d’inscription à la conférence en ligne (en direct) :https://app.livestorm.co/p/6f394574-a0b8-48ce-88a2-cc8c1b0a1380  

Nous vous attendons nombreux !