Une US Coast Guard en Antarctique

Megan Grimes, une jeune enseigne [Lieutenant (junior grade)] des US CoastGuards (USCG), a pu découvrir l’Antarctique à bord de L’Astrolabe durant la première rotation de la mission de soutien à la logistique antarctique (MSLA) 2022-2023.

 Une US Coast Guard en Antarctique
Une US Coast Guard en Antarctique – © Marine nationale 

Initialement affectée sur un cutter classique, le USCG Bear, Megan a rejoint très récemment le USCG Healy, un navire brise–glace de 140 m qui opère principalement dans l’Arctique.

Dans le cadre d’un échange entre la Marine nationale et les US Coast Guards sur le thème de la navigation dans les glaces, un officier français a pu embarquer sur le Healy en début d’année. À titre de réciprocité, les US Coast Guards ont désigné Megan, qui se destine à être pilote des glaces, pour bénéficier d’un embarquement sur L’Astrolabe

Ainsi, Megan a rejoint L’Astrolabe à Hobart en Tasmanie, et a participé à la première rotation vers la station antarctique Dumont-d’Urville du 10 au 29 novembre 2022. Accueillie par l’équipage, elle s’est très vite intégrée à bord. Brevetée chef du quart, elle a pu effectuer du quart en passerelle et expérimenter ainsi directement les particularités de l’environnement antarctique. Elle a aussi pu assister, voire participer à des manœuvres spécifiques : traversée du packramming, appui sur un berg, amarrage sur la banquise.

Les échanges avec l’équipage ont permis de comparer les façons de faire entre L’Astrolabe et les navires polaires américains, mais également à tout un chacun à bord de travailler utilement sa maîtrise de la langue anglaise et d’en savoir plus sur les US Coast Guards. De son côté, Megan n’a pas été avare en questions, et n’a pas ménagé ses efforts pour apprendre quelques mots de français.

Elle a également eu l’opportunité d’échanger, à bord comme à terre à Dumont-d’Urville, avec le personnel impliqué dans les activités en terre Adélie, ce qui lui a permis de toucher du doigt les différentes facettes du programme polaire français en Antarctique.

Megan décrit ainsi son expérience : “This trip fulfilled a years-long dream to visit Antarctica on an ice-breaker. I was so heartily welcomed by the crew; it proves that adventures at sea are enjoyable and memorable because of the great people you share them with.

Gageons que cet échange permettra de faire mieux connaître auprès de nos homologues américains le savoir-faire de la Marine nationale en termes de navigation dans les glaces, et plus largement la compétence française dans les opérations logistiques et scientifiques dans les zones polaires mises en œuvre par l’Institut polaire français avec les Terres australes et antarctiques françaises.

 Une US Coast Guard en Antarctique
Une US Coast Guard en Antarctique – © Marine nationale

CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA PMM DE BELFORT A ENSISHEIM

Le 26 novembre s’est déroulé la cérémonie d’ouverture de la Préparation Militaire de la Marine de Belfort. Cette cérémonie s’est déroulée en trois temps fort.

Une cérémonie au monument au mort avec la remise d’une fanion de la Préparation Militaire Marine de Belfort par l’ADPM68. Un hommage a été rendu également au PM Goizet, marin pilote émérite de la Marine Nationale disparu en mer lors du crash de son avion de combat.

Après cette cérémonie, les jeunes stagiaires de la PMM de Belfort ont défilé en chantant dans les rues de la ville d’Ensisheim. Ils ont été accompagnés par la musique des sapeurs pompiers. Ce défilé a terminé devant le palais de la régence.

Cette étape a permis de réaliser une photo sous le sapin de noel de la ville d’Ensisheim en compagnie du maire de la ville qui a accepté de recevoir cette cérémonie.

Enfin à la régence, les stagiaires, les encadrants et leurs familles ont été reçu par le maire autour d’un pot de l’amitié. A cette occasion, plusieurs discours ont été tenu par le maire, le chef de la PMM de Belfort et l’ADPM68. Nous remercions chaleureusement le maire de la ville d’Ensisheim pour son accueil.

Voici le discours tenu par l’ADPM 68:

Bonjour Mr le maire, mesdames, messieurs,

Nous sommes ici pour célébrer l’ouverture de la Préparation Militaire Marine de Belfort. Avant toutes choses, qu’est-ce qu’une Préparation Militaire?

La préparation militaire est un stage militaire et maritime qui permet de découvrir la Marine nationale. Que ce soit pour préparer un engagement, s’engager comme réserviste ou découvrir le milieu maritime, chaque stagiaire a l’opportunité de vivre une expérience unique et enrichissante. Les préparations militaires permettent aussi de découvrir l’esprit d’équipage et d’acquérir le goût de l’effort.

La préparation militaire marine (PMM), accessible à tous les niveaux scolaires à partir de 16 ans, se déroule en deux temps : un programme d’activités étalées sur environ 12 samedis durant l’année scolaire, complété par une période de cinq jours au sein d’une base navale, à la découverte des unités de la marine.

Aujourd’hui, devant nous, nous avons une jeunesse qui s’engage, qui a des valeurs ou les recherche, à un âge où d’autres se recherchent encore. Ils vont vers une première expérience, un premier engagement qui leur permettra de découvrir auprès d’encadrant, un univers passionnant. Parents, vous pouvez être fier de vos enfants. Les jeunes, nous pouvons et je suis fier de vous. J’espère que par votre attitude, vous saurez vous montrer digne de notre confiance. Je vous confie aujourd’hui, les valeurs de la marine: Honneur, Patrie, Valeur, Discipline.

Je vous laisse aussi méditer sur ses quelques phrases définissant un marin:

Être marin c’est un mode de vie;
Être marin, c’est être un professionnel;
Être marin, c’est faire partie d’un équipage;
Être marin, c’est être au service de la mission;

Vos instructeurs à travers leurs expériences, vous ferons découvrir à leur manière ce qu’ils en ont retenus.

Enfin, je souhaite m’adresser à eux. Mesdames, Messieurs, comme vous le savez, le contexte géopolitique n’est pas favorable. Nos armées dont la Marine vont devoir faire face à un défi de renouvellement de leurs capacités et de remontée de leurs effectifs. Comme vous le savez, une armée se doit d’être jeune, je vais peut-être choquer ce qui ne sont pas au fait du monde militaire, mais dans une armée, à partir de 30 ans, vous avez dépassé la moyenne d’âge, alors vous commencez à être vieux. Une armée se doit d’être efficace et dynamique, la jeunesse renouvelle le modèle et surprend. Une armée ne doit pas se figer.

Alors dans ce contexte, face à ce défi, quel est notre place, à nous les vieux? Notre place est de former, d’encadrer nos successeurs et de transmettre notre valeur, notre amour pour cet univers riche et passionnant. Mr les encadrants, c’est ce que vous faîtes dans votre engagement de réserviste auprès de ces jeunes. Soyez en fier, vous êtes les premiers à contribuer à ce besoin. Aujourd’hui, la garde nationale va augmenter ses capacités, la marine va encore avoir plus besoin d’encadrants tel que vous, faites passer le message dans vos réseaux, la Marine commence à ouvrir ce nouveau sujet. Alors merci aux cadres de la Préparation Militaire Marine de Belfort sans qui tout ceci ne serait pas possible, merci aux jeunes qui s’inscrivent dans cette démarche. A bientôt.

A la découverte de la Marine nationale

Découvrez le parcours exceptionnel du Capitaine de Vaisseau Thibault de Possesse lors du nouvel épisode du webinar “A la découverte de… la Marine”, avec notre partenaire @My Job Glasses.

 A la découverte de la Marine nationale
A la découverte de la Marine nationale – © Marine nationale 

Une occasion unique d’échanger avec le Conseiller « Mer » du chef de cabinet militaire du Premier Ministre et de revenir sur ses 19 années de mer, marquées par la cohésion et la force du Collectif. Après s’être spécialisé dans les systèmes de combat embarqués et dans les opérations navales, le CV Thibault de Possesse a connu diverses affectations embarquées sur les bâtiments de la Marine nationale. C’est entre 2018 et 2020, qu’il a pris le commandement de la frégate de défense arienne Chevalier Paul et qu’il a mené des missions sur toutes les mers du monde (police des pêches, lutte contre la piraterie et le terrorisme, missions de renseignement…). Il a ainsi participé à la défense au–dessus de la surface du Groupe aéronaval, réuni autour du porte-avions Charles de Gaulle, avant de devenir Conseiller « Mer » du chef de cabinet militaire du Premier Ministre.

Rendez-vous mercredi 7 décembre à 18h, pour poser vos questions en direct ! Inscrivez-vous gratuitement dès aujourd’hui en suivant ce lien 👉 http://bit.ly/3VpmF8V

Prise de commandement croisée pour les frégates Auvergne et Lorraine

Le 30 novembre 2022, le vice-amiral Daniel Faujour, chef d’état-major de la Force d’action navale, a fait reconnaître le capitaine de vaisseau Franck Auffret comme nouveau commandant de la frégate multi-missions (FREMM) Auvergne puis le capitaine de vaisseau Xavier Bagot comme nouveau commandant de la frégate multi-missions à capacité de défense aérienne renforcée (FREMM DA) Lorraine, en remplacement de l’un et l’autre.

 Prise de commandement croisée pour les frégates Auvergne et Lorraine
Prise de commandement croisée pour les frégates Auvergne et Lorraine – © Marine nationale 

Cette prise de commandement croisée se tient à quelques jours du roque, c’est-à-dire la bascule d’équipage entre la Lorraine et l’Auvergne, suivie de la remontée de l’Auvergne à Brest, qui deviendra son port-base. Cette manœuvre de roque des équipages démontre la capacité d’adaptation des marins, leur polyvalence et leur expertise.

La prise de commandement de l’Auvergne

Au cours des six mois de commandement du capitaine de vaisseau Xavier Bagot, les 110 marins de l’Auvergne ont réalisé un déploiement opérationnel en Méditerranée. Ils ont également conduit diverses activités, dont un entraînement avancé, contribuant ainsi au maintien en condition opérationnelle de l’équipage et du bâtiment, ainsi qu’à l’aguerrissement des marins qui seront déployés sur la Lorraine, notamment dans le domaine de la défense aérienne.

Admise au service actif le 14 février 2018, la FREMM Auvergne réalise de nombreuses missions opérationnelles : lutte anti-sous-marine et protection des approches nationales, projection de puissance et de force vers la terre, escorte du porte-avions ou de porte-hélicoptères amphibies dans le cadre du déploiement d’une force navale, intervention en zone de crise et participation à l’action de l’État en mer. D’une longueur de 142 mètres et d’une largeur de 20 mètres, l’Auvergne est armée par un équipage de 110 marins. La ville marraine de l’Auvergne est Montluçon (Allier).

La prise de commandement de la Lorraine

Au cours des quatorze mois de commandement du capitaine de vaisseau Franck Auffret, premier commandant de la Lorraine, l’équipage d’armement a pleinement participé au processus d’armement du bâtiment. À la suite de l’obtention de sa qualification à la navigation en février 2022, la Lorraine a réalisé plusieurs sorties en mer qui ont permis, dans le cadre du processus d’armement, de tester et valider le bon fonctionnement des installations. En septembre, l’équipage a conduit sa première opération d’assistance à un bateau de plaisance, concourant aux missions d’action de l’État en mer. Partie de Lorient début novembre, la Lorraine est arrivée à Toulon huit jours plus tard et a pu conduire divers essais de conduite de tir, avant d’être réceptionnée le 16 novembre par l’État. À l’issue du roque avec l’Auvergne, un programme dense attend le nouvel équipage de la Lorraine. Il poursuivra l’évaluation des performances des senseurs, avec notamment la qualification de la nouvelle conduite de tir STIR et conduira un premier arrêt technique début 2023. Au printemps, l’ensemble des capacités militaires de la Lorraine sera éprouvé, poussé aux limites, dans le cadre de son déploiement de longue durée (DLD). Ce n’est qu’une fois ces jalons franchis avec succès, que l’admission au service actif (ASA) de la Lorraine pourra être prononcée.

Mise à flot le 13 novembre 2020 et réceptionnée par l’État le 16 novembre 2022 à Toulon, la FREMM DA Lorraine est la huitième et dernière FREMM de la Marine nationale et la seconde aux capacités de défense aérienne renforcées. Grâce à son hélicoptère Caïman Marine embarqué, son sonar immergé, ses torpilles de dernière génération et sa discrétion acoustique poussée et innovante, elle est optimisée pour la lutte sous la mer mais peut également, avec ses capacités renforcées en défense aérienne, assurer la maîtrise de l’espace aéromaritime, voire assumer le commandement de la défense aérienne d’une force, y compris en contexte interalliés. D’une longueur de 142 mètres et d’une largeur de 20 mètres, la Lorraine est armée par un équipage de 123 marins.

Golfe de Guinée – École embarquée sur le PHA Tonnerre

Du 9 au 18 novembre, près d’une vingtaine d’officiers et officiers mariniers gabonais, ivoiriens et togolais ont participé au Stage d’instruction régionale embarquée et numérique (SIREN) à bord du Porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre.

 Golfe de Guinée - École embarquée sur le PHA Tonnerre
Golfe de Guinée – École embarquée sur le PHA Tonnerre – © EMA 

Le SIREN a été l’occasion pour les marins africains et français de réaliser des entraînements conjoints couvrant plusieurs domaines, dont la sécurité maritime, les patrouilles navales, l’action de l’État en mer et les stratégies nationales de sûreté des espaces maritimes.

Par ailleurs, les quarts effectués en passerelle et au ‘central opérations’ ont permis aux élèves-officiers d’approfondir leur connaissance du système d’échange d’informations YARIS (Yaounde Architecture Regional Information System). Ce système facilite l’échange d’informations et la coordination des marines partenaires lors d’opérations de crise au large des côtes. De plus, un expert du projet européen GoGIN (Gulf of Guinea Interregional Network) est intervenu pour sensibiliser les participants du SIREN à la mise en cohérence des capacités opérationnelles des marines riveraines du golfe de Guinée.

Les marins ivoiriens et les fusiliers marins français ont par ailleurs effectué un exercice conjoint afin de mettre en œuvre leurs compétences en matière de visite de bâtiments.

Cette première édition du SIREN répond à une volonté commune de consolider l’architecture de sécurité dans le golfe de Guinée en renforçant l’interopérabilité des marines africaines et française.

Droits : EMA

Sources : Etat-major des armées

Opération de guerre des mines en rade de Brest

Déclenchée le 14 novembre 2022, l’opération nationale de guerre des mines DAMIER 22.2 s’est déroulée jusqu’au 28 novembre en rade de Brest. 

 Opération de guerre des mines en rade de Brest
Opération de guerre des mines en rade de Brest – © Marine nationale 

Opération de temps de paix, DAMIER a pour objectif de contrôler, en temps contraint, les approches maritimes de Brest et de garantir la libre navigation des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.

A cette occasion, 300 marins des chasseurs de mines, des bâtiments remorqueurs de sonar, du groupe de plongeurs démineurs de l’Atlantique, du centre de préparation et d’analyse des opérations de guerre des mines et de l’état-major de guerre des mines FRMARFOR/MW ont été mobilisés et placés sous le commandement du commandant en chef pour l’Atlantique.

Dans des conditions météorologiques exigeantes, la mission a été menée à son terme après deux semaines d’opérations éprouvantes. Par la même occasion, et grâce au travail méticuleux des équipages des unités engagées, 12 munitions historiques ont été localisées avec succès en Rade de Brest et dans le Goulet.

LES @MERS DU CESM

· 30 NOVEMBRE 2022 ·
L’AMER DU JOUR
 RussieLa cérémonie d’admission au service actif du brise-glaces à propulsion nucléaire Ural a eu lieu le 22 novembre dernier. C’est le président Poutine lui-même, en visio-conférence, qui a donné l’ordre de lancement. L’Ural opérera dès décembre dans l’Arctique. La Russie a également mis à l’eau le Yakutia, de la même série, qui devrait entrer en service fin 2024.La Russie est le seul constructeur et le seul utilisateur au monde, à l’heure actuelle, de brise-glaces nucléaires. Les navires du projet 22220 sont longs de 173 mètres, larges de 34 et d’un déplacement de 33000 tonnes. Ce sont les brise-glaces les plus puissants au monde et peuvent briser une glace de trois mètres d’épaisseur. La Russie souhaite les utiliser pour exploiter la route maritime de l’Arctique et dans le contexte actuel, réorienter ses exportations vers l’Asie.
GÉOPOLITIQUE & STRATÉGIE
IndeLa marine indienne a terminé le 16 novembre la troisième édition de l’exercice national Sea Vigil-22 qu’elle a mené en collaboration avec les garde-côtes et différentes agences gouvernementales. Cet exercice portant sur la sécurité maritime et la défense côtière s’est tenu sur l’ensemble du littoral ainsi que dans la zone économique exclusive (ZEE) de l’Inde. Sea Vigil-22 avait pour objectif d’évaluer le niveau de préparation des différents acteurs dans le domaine de la sécurité maritime et de la défense côtière.
États-UnisLe 23 novembre, la 5ème Flotte de l’US Navy, a débuté trois semaines d’exercices qui ont pour objectif d’intégrer ses drones à un système d’intelligence artificielle. Baptisé Digital Horizon, cet exercice devrait rassembler 17 industriels et 15 types de véhicule sans pilote, dont 10 seront mis en œuvre par la 5èmeFlotte pour la première fois.
L’US Navy s’est fixé pour objectif de renforcer sa flotte de drones dans la région pour atteindre 100 plateformes à l’été 2023. L’intégration de ces plateformes au sein d’un système d’intelligence artificielle constitue une étape-clé. Destiné à assurer des missions de surveillance maritime, ces drones devraient permettre une meilleure connaissance du milieu marin au-dessus et en dessous de la surface.
ChineLa chaîne de télévision d’État chinois CCTV, a diffusé pour la première fois, les images d’un exercice dans lequel deux chasseurs J-10C chinois ont intercepté une cible en haute mer. Selon le reportage, les deux J-10C se sont dirigés vers l’espace aérien ciblé en formation de combat.
Le J-10C est une version améliorée de son processeur le J-10.Admis au service actif en 2018, la diffusion de ces images au public témoigne de la volonté des forces armées chinoises de démontrer leur haut niveau de compétence ainsi que la fiabilité de leur technologie pour assurer la domination de l’espace aérien dans les espaces lointains. 
INDUSTRIE DE DÉFENSE
TurquieLe 18 novembre, le ministre Turc de la défense a annoncé que les premiers essais d’appontage et de décollage avec des hélicoptères de type Cobra et SH-70B (version export du SH-60 Seahawk) à bord du porte-hélicoptères amphibie Anadolu avait été menés avec succès.
Ces exercices sont les derniers en date pour l’Anadolu qui est actuellement en phase d’essais à la mer depuis le mois de juin. Début octobre, ce sont les capacités amphibies du porte-aéronefs qui ont été testées avec des phases d’embarquement et de débarquement du char de combat Altay, de conception nationale. Outre des hélicoptères et des chars, le porte-hélicoptères amphibie devrait être en mesure d’accueillir à son bord, des drones TB3 – version améliorée du TB2 –  ainsi que le chasseur sans pilote Kizilelma et l’avion de combat léger Hürjet, deux aéronefs en cours de développement. Long de 231 mètres, large de 32 et d’un déplacement de 27 000 tonnes, l’Anadolu, une fois admis au service actif, sera le plus grand bâtiment de la flotte turque.Japon/États-UnisLes 16 et 19 novembre, deux destroyers de la classe Maya de la Force maritime d’autodéfense japonaise (FMSDF) ont tiré des missiles anti-missile balistiques SM-3 depuis Hawaï. Le 16 novembre, le destroyer japonais Maya a tiré un missile SM-3 Block IIA qui a atteint sa cible au-dessus de l’océan Pacifique. Le 19 novembre c’est au tour du destroyer Haguro de procéder au tir d’un missile SM-3 IIB contre une cible représentant un missile balistique à courte portée.
Ces exercices conduits en collaboration avec l’US Navy permettent de démontrer le haut niveau de coopération entre les deux alliés. C’est la première fois que des navires de la FMSDF tirent des missiles SM-3. Il s’agit d’un renforcement conséquent des capacités antibalistiques des forces japonaises, alors que le contexte dans la région Indopacifique se dégrade. Ces derniers essais constituent une réponse aux provocations faites par la Corée du Nord fin octobre avec des tirs de missiles balistiques en direction du Japon. 
Royaume-UniLa Royal Navy va équiper certains de ses bâtiments de missiles antinavires construits par le groupe norvégien Kongsberg. Le Naval Strike Missile (NSM) a en effet été sélectionné par le ministère de la défense britannique pour remplacer les missiles Harpoon vieillissants, actuellement en dotation au sein de la Royal Navy. Les premiers bâtiments équipés de ce missile seront probablement les destroyers de type 45 ainsi que les frégates de type 23.  L’acquisition du Naval Strike Missile conçu par la firme scandinave est, selon les britanniques, une solution provisoire, en attendant que le programme franco-britannique de futurs missiles antinavire et futurs missiles de croisière (FMAN/FMC) soit mener à son terme, à l’horizon 2030.
MARINE MARCHANDE & DOMAINE MARITIME
Russie/Ukraine/TurquieLe 17 novembre, les pays signataires de l’accord sur le corridor maritime ukrainien ont décidé de le prolonger pour une période de 120 jours. Les exportations de céréales depuis l’Ukraine pourront ainsi se maintenir.Cependant, une prolongation de cet accord contribuera sans doute à augmenter la congestion des navires à l’entrée de la mer Noire. De plus, l’extension de cet accord n’a pas satisfait l’ensemble des demandes des parties prenantes. La Russie voulait notamment profiter de cet accord pour reprendre ses exportations céréalières et d’ammoniaque depuis la mer Noire.Corée du sudDu 15 au 20 novembre, avec l’approbation du ministère des océans et de la pêche, le constructeur naval sud-coréen Samsung Heavy Industries a mené des essais réussis de son système de navigation autonome, Samsung Autonomous Ship (SAS) dans les eaux coréennes, sur un espace maritime de plus de 500 milles nautiques.Ces essais se sont déroulés à partir d’un navire de formation universitaire, le Segero, de l’université maritime de Mokpo. Ce système comprend les données du radar, les données du système AIS, les technologies de l’information et de la communication (TIC), telle qu’une surveillance à 360 degrés, et automatise le contrôle du moteur et des commandes. Concrètement, le système SAS a été testé dans 29 situations de risques de collisions avec d’autres bâtiments et dans des zones de pêche actives. Quelques jours auparavant, le constructeur naval sud-coréen concurrent Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering(DSME) avait effectué des essais similaires pour son propre système de navigation autonome. 

La Résolue en appuie de la Croix-Rouge française à Sainte-Lucie

Face aux inondations qui ont touché le nord de l’île de Sainte-Lucie début novembre, les Forces armées aux Antilles (FAA) se sont mobilisées, en appui de la Croix-Rouge française, pour venir en aide à la population.

La Résolue en appuie de la Croix-Rouge française à Sainte-Lucie
La Résolue en appuie de la Croix-Rouge française à Sainte-Lucie – © Marine nationale 

Le patrouilleur Antilles-Guyane La Résolue avait initialement prévu de se rendre en escale à Sainte-Lucie dans le cadre des cérémonies commémoratives du Remembrance Day le dimanche 13 novembre.

En réaction aux fortes inondations qui ont durement affecté le nord de l’île de Sainte-Lucie, le bâtiment français a été redirigé vers Fort-de-France le jeudi 10 novembre pour charger 350 kilos de nourriture, de vêtements et de kits hygiéniques fournis par la Croix-Rouge française. La Résolue a ensuite transité vers le port de Castries et l’équipage a déchargé, à son accostage, le fret qui a été pris en compte par la Croix-Rouge de Sainte-Lucie.

Cette action, préparée à court préavis, a permis l’envoi rapide d’aide humanitaire en urgence aux habitants de Sainte-Lucie durement touchés par les intempéries. Elle s’inscrit pleinement dans le cœur des missions des FAA, l’assistance aux populations en cas de catastrophe naturelle dans les Caraïbes.

Les 1 000 militaires des FAA garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Ils constituent un dispositif interarmées de premier plan sur le théâtre Caraïbe, en coordination avec les forces armées en Guyane. Aux Antilles, les forces armées assurent des missions de souveraineté et de coopération régionale, et conduisent trois missions spécifiques : l’action de l’Etat en mer, sous l’autorité du délégué du Gouvernement pour l’action de l’Etat en mer afin de combattre efficacement le narcotrafic en mer et de coordonner la mise en œuvre des plans d’urgence en mer ; le secours aux populations en cas de catastrophes naturelles ou de situations humanitaires graves dans la zone ; la participation à une opération militaire dans un environnement national ou multinational comme à une évacuation de ressortissants.

La Résolue en appuie de la Croix-Rouge française à Sainte-Lucie
La Résolue en appuie de la Croix-Rouge française à Sainte-Lucie – © Marine nationale 

Prise de commandement, première levée des couleurs et remise de fanion à bord de la FDI Amiral Ronarc’h

Le 25 novembre 2022, le vice-amiral d’escadre (VAE) Xavier Baudouard, commandant la force d’action navale, a remis son fanion à l’équipage de la frégate de défense et d’intervention (FDI) Amiral Ronarc’h à l’occasion d’une cérémonie qui s’est déroulée à bord du bâtiment, au sein du chantier de Naval Group à Lorient.

Prise de commandement, première levée des couleurs et remise de fanion à bord de la FDI Amiral Ronar
Prise de commandement, première levée des couleurs et remise de fanion à bord de la FDI Amiral Ronar – © Marine nationale 

Après la mise à flot du bâtiment début novembre, la remise de fanion marque une étape importante dans la vie du navire. Le fanion est en effet le symbole officiel tangible de ralliement de l’équipage autour de son unité.

L’héraldique de la FDI Amiral Ronarc’h s’inspire largement de l’histoire de son éponyme, qui s’est principalement rendu célèbre par sa défense opiniâtre du front de l’Yser lors de la bataille de Dixmude (1914) et son accession au poste de chef d’état-major de la marine à la fin de la première guerre mondiale. Sont ainsi représentés le bleu horizon de la tenue des soldats de la première guerre mondiale, les ancres croisées des fusiliers marins et de la marque du CEMM, les étoiles de l’amiral Ronarc’h, le liseré rouge du cordon de grand-croix de la légion d’honneur, le lion des Flandres où s’est battue la brigade Ronarc’h et la croix de guerre 14/18.

Cette cérémonie a débuté par la première levée des couleurs à bord de la frégate Amiral Ronarc’h, signe visible de son statut de bâtiment de combat. Concomitamment, le VAE Baudouard a fait reconnaître le capitaine de vaisseau Nicolas Guiraud comme premier commandant de la FDI Amiral Ronarc’h. Avec l’équipage, sa première mission sera de conduire l’armement de ce premier de série.

L’importance de cette mission a été soulignée au sein des différents discours prononcés, puisque c’est la crédibilité du renouveau de la flotte française qui se joue ici. Aux côtés des deux frégates de défense aérienne et des huit frégates multi-missions, les cinq FDI constitueront en effet l’ossature de la marine hauturière à l’horizon 2030.

Premiers navires de la FAN nativement protégés contre la menace cyber, les FDI sont des frégates de premier rang de 122 m de long, 18 m de large et 4 500 tonnes. Polyvalentes, endurantes et capables d’opérer seules ou au sein d’une force navale constituée, ces frégates multi-rôles sont employables dans les domaines de lutte antinavire, anti-aérienne, anti-sous-marine et pour de la projection de forces spéciales. Elles bénéficient d’innovations technologiques de pointe comme le radar SeaFire multifonction à quatre panneaux fixes et des data centers embarqués.

Entraînement franco-chilien pour le Prairial

Le 24 novembre 2022, dans le cadre de sa patrouille dans le sud Est du Pacifique, la frégate de surveillance Prairial a réalisé un exercice (PASSEX) avec le patrouilleur Commandante Policarpo Torode la Marine chilienne, au large de Valparaiso.

 Entraînement franco-chilien pour le Prairial
Entraînement franco-chilien pour le Prairial – © Marine nationale 

Les deux bâtiments ont ainsi effectué plusieurs types d’interactions : rencontre coordonnée en mer, échange d’informations tactiques ainsi que des manœuvres conjointes, avant de se saluer et de reprendre chacun le fil de leur mission.

Cet exercice bilatéral a permis d’entretenir l’interopérabilité entre nos deux pays via l’établissement de procédures conjointes et de démontrer l’excellente coopération entre nos marines.

Les FAPF entretiennent des relations régulières avec les forces armées chiliennes. Lors de l’exercice RIMPAC 2022, le Prairial avait pu partager ses données tactiques via la L22 avec la frégate Admirante Lynch. Cette dernière avait également réalisé des exercices avec le BSAOM Bougainville et un Falcon 200 Gardian de la 25F à l’occasion de son escale en Polynésie.

L’accord passé entre les deux pays en matière de surveillance maritime permet une coopération efficace mise en œuvre par le Prairial lors de son passage dans les ZEE chilienne. La bonne coopération entre partenaire et la régularité de ces échanges contribue à la sécurité du Pacifique.

 Entraînement franco-chilien pour le Prairial
Entraînement franco-chilien pour le Prairial – © Marine nationale 
 Entraînement franco-chilien pour le Prairial
Entraînement franco-chilien pour le Prairial – © Marine nationale