LES @MERS DU CESM

19 juin 1864 : The Battle of Cherbourg.

Le 11 juin 1864, la corvette CSS Alabama, bâtiment corsaire de la marine des États confédérés d’Amérique, se présente devant le port de Cherbourg pour y effectuer des réparations. Un bâtiment nordiste se trouvant dans le port néerlandais de Flessingue, l’USS Kearsarge, est prévenu de la présence des sudistes et se rend devant Cherbourg. Le commandant du CSS Alabama décide de l’affronter. Le combat commence le matin du 19 juin, au nord-est du port, en dehors des eaux territoriales françaises. Les adversaires engagent le combat à un nautique l’un de l’autre. Les deux bâtiments cherchent à s’infliger un coup en enfilade, ce qui consiste à se présenter perpendiculairement au navire ou à la ligne de navires adverses. Cette tactique permet d’améliorer grandement la précision de l’artillerie et réussir à la mettre en place a été le rêve de nombreux commandants d’escadre. Les tirs de l’Alabama, nombreux mais imprécis, ne parviennent pas à mettre son ennemi hors de combat, tandis que le bâtiment nordiste parvient à toucher le navire sudiste sous la ligne de flottaison. Ce dernier commence à sombrer, forçant le commandant à amener les couleurs et à quitter le navire. Recueilli par un yacht anglais, il parvient à regagner le sud des États-Unis. Le combat, qui dure environ une heure, fait trente victimes, dont une seule nordiste. Cet évènement explique pourquoi on peut aujourd’hui trouver trois morts de la guerre de Sécession dans le vieux cimetière de Cherbourg-Octeville.

GÉOPOLITIQUE ET STRATÉGIE

États-Unis/Chine :

Le groupe aéronaval américain, centré autour du porte-avions USS Ronald Reagan, est entré en mer de Chine méridionale pour mener des opérations de sécurité maritime, qui comprennent notamment des manœuvres de vol, des exercices de frappes à la mer et un entraînement tactique de surface (TheEconomicTimes).

Australie :

L’Australian Defense Force termine son deuxième exercice amphibie majeur, Sea Explorer. Celui-ci marque une avancée importante avec le premier déploiement amphibie « tactique » de chars M1A1 Abrams australiens. Les Landing Craft Mechanized ont été utilisés pour les débarquer. Les forces australiennes ont opéré de jour et de nuit dans des conditions proches du réel et ont été embarquées sur les HMA Canberra et Choules (NavyRecognition).

États-Unis/Afrique :
La Sixième Flotte américaine a participé à African Lion, l’exercice annuel le plus important organisé par le Commandement américain en Afrique (AFRICOM). Cet exercice avait pour but d’améliorer la coopération entre les États de la région en matière de sécurité maritime dans les eaux entourant l’Afrique. L’exercice comprenait un exercice de tir naval et de multiples manœuvres en mer (NavalToday).

INDUSTRIE DE DÉFENSE

Des images de spotters chinois montrent la première frégate Type 054 A/P destinée à la marine pakistanaise quitter le chantier naval chinois de Hudong Zhonghua afin de débuter ses essais à la mer. Trois autres unités ce type sont également en construction en Chine (NavalNews).

La marine pakistanaise a effectué le 15 juin à Karachi la cérémonie de découpe de la première tôle de son quatrième navire issu du projet MILGEM. Développé conjointement avec la société turque ASFAT, ce dernier est entièrement conçu au Pakistan et deviendra la première frégate de classe Jinnah. (NavyRecognition).

Le 14 juin, l’Iran a célébré la mise en service de deux nouveaux navires, la frégate Dena et le dragueur de mines Shanin. D’un déplacement de 1 500 tonnes, la frégate Dena est équipée d’un système de combat pouvant suivre quarante cibles et capable d’en engager 5 simultanément. Quant au Shanin, construit en collaboration entre la marine iranienne et des industriels, il peut neutraliser un large éventail de mines et est équipé d’un système de navigation avancé (NavalPost).

Des précisions ont été apportées à l’occasion de la programmation budgétaire de l’US Navy sur le déploiement de nouveaux missiles hypersoniques à bord desdestroyers de la classe Zumwalt. L’installation de telles armes est prévue pour 2025 et ces destroyers vont devoir faire l’objet de nombreuses modifications pour accueillir les lanceurs adéquates. L’addition d’armes hypersoniques leur fournira une capacité flexible de frappe à longue portée (TheDiplomat).

MARINE MARCHANDE ET DOMAINE MARITIME

Un tribunal de l’État de Louisiane a suspendu la décision de geler l’octroi de nouveaux permis d’exploitation pétrolière et gazière dans les eaux fédérales des États-Unis. Cette décision avait été prise par décret du président Biden en janvier mais avait été rapidement attaquée par de nombreux États. La décision de la cour de district occidental de Louisiane est motivée par les conséquences financières et l’absence de motivation du décret (LeMarin).

A l’occasion de la journée internationale des océans, la National Geographic Society a officiellement reconnu l’existence de l’océan Austral, notamment au regard de son écologie particulière. Toutefois, aucun nom ne lui a été officiellement attribué par l’Organisation hydrographique internationale. Plusieurs appellations subsistent pour cette étendue de 20 millions de km2, telles que « océan Antarctique », « océan du Sud » ou encore « océan Austral »  (LeMarin).

Le gouvernement australien a ouvert le cycle 2021 d’octroi de licences pour l’exploitation offshore de pétrole et de gaz. 21 blocs d’exploration au large des côtes australiennes – Australie occidentale, Victoria, Tasmanie et les îles Ashmore-et-Cartier – sont concernés. « L’exploration continuera à jouer un rôle clé dans le soutien de la croissance économique de l’Australie » a déclaré le ministre australien des Ressources, Keith Pitt (TheMaritimeExecutive).

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LES @MERS DU CESM

15 juin 1184 : Bataille de Fimreite.

En 1184, Sverre Sigurdsson, prétendant au trône de Norvège, affronte le roi de Norvège Magnus V. Le 15 juin 1184, ce dernier s’engage dans le fjord de Sogndal avec une vingtaine de bateaux et 3 000 hommes. Il y fait face aux forces de Sverre Sigurdsson, qui dispose de 10 navires et 1 000 hommes de moins que son adversaire. L’affrontement a lieu au niveau d’un goulot d’étranglement formé par deux caps-Nornes et Fimreite. Les navires vikings, les langskips, ne sont pas équipés d’éperons et ne peuvent donc pas éventrer les bateaux adverses. Les techniques de combat principales sont  l’ouverture d’une voie d’eau à la hache et l’abordage. Magnus V adopte une formation traditionnelle. Il fait attacher ses navires ensemble, abattre les voiles et souquer les marins. Sverre Sigurdsson passe outre la tradition et fait attaquer les extrémités de la ligne de langskips de Magnus par ses navires, individuellement ou en petits groupes. Surpris et encerclés, les bateaux du roi sont coulés, entrainants ceux situés au milieu de la formation. Magnus lui-même meurt probablement noyé. La victoire permet à Sverre Sigurdsson de devenir roi de Norvège. Depuis 1984, une pierre levée commémore la bataille.

GÉOPOLITIQUE ET STRATÉGIE

Iran/Venezuela :

Des photos non datées de l’INS Makran, ancien pétrolier iranien converti en bâtiment de guerre montrent que le navire est encore plus chargé que lors de son admission au service actif en janvier. Il est en effet capable de transporter environ 11 500 tonnes de pétrole. Avec la quantité de carburant à son bord, il est capable de faire plusieurs fois le tour du monde, mais surtout, il serait en mesure contourner l’embargo américain sur le Venezuela qui ne concerne que les navires commerciaux, afin de livrer du carburant (USNINews).

Nigéria :

Pour renforcer ses moyens de lutte contre la piraterie, le gouvernement du Nigéria a dévoilé un programme d’achat de nouveaux équipements. Connu sous le nom de Deep Blue, ce programme projette de faire l’acquisition de deux navires, deux avions, trois hélicoptères, quatre drones, 16 véhicules blindés et 17 bateaux d’interception. Ces nouveaux équipements devront renforcer l’efficacité des patrouilles et la confiance des navires marchands dans la région (gCaptain).

États-Unis/Mer Noire :

Le 11 juillet, le destroyer américain USS Laboon est entré en mer Noire pour conduire des opérations de sécurité maritime avec les États de la région membres de l’OTAN. C’est le cinquième navire américain déployé dans la zone depuis le début de l’année. Ce déploiement témoigne de la volonté affichée par l’OTAN de renforcer la liberté de la navigation et la sécurité en mer Noire, zone névralgique pour le commerce maritime européen (America’sNavy).

INDUSTRIE DE DÉFENSE

Le 7 juin, le Pentagone a annoncé qu’Austal USA, constructeur des navires de classe Spearhead de l’US Navy, a remporté un nouveau contrat pour développer une version autonome de catamarans en aluminium. Ainsi, la modification du futur USNS Apalachicola permettra au navire d’environ 1 500 tonnes de fonctionner de façon autonome ou avec une configuration dotée d’un équipage. La version sans pilote de ce navire lui permet de remplir de nouvelles missions telles que des opérations de soutien à la guerre des mines ainsi que des opérations de frappe avec lanceurs verticaux (USNINews).

Le Canada prévoit de construire une installation pour les navires de guerre à Hartlen Point, en Nouvelle-Écosse. Cette installation servira à évaluer les systèmes de combat, de navigation et de communication des navires de surface canadiens. La nécessité de construire une nouvelle base se justifie par le fait que le Gouvernement souhaite abriter, tester et évaluer le système de combat à terre avant de les installer sur les navires (TheDefensePost).

Le constructeur naval italien Fincantieri et le ministère de la défense indonésien ont signés un contrat prévoyant la livraison de six frégates FREMM à la marine indonésienne. Le contrat prévoit aussi la mise à niveau et la vente de deux frégates de classe Maestrale à Jakarta, avec les moyens logistiques associés. Leur modernisation sera effectuée par Fincantieri après que la marine italienne les aura retirées du service (NavalTechnology).

MARINE MARCHANDE ET DOMAINE MARITIME

L’organisation maritime internationale (OMI) se réunira jeudi pour discuter des mesures devant être prises pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie du transport maritime. L’OMI s’est en effet engagée à garantir une réduction de 40 % de l’intensité carbone de l’industrie du transport maritime d’ici 2030 par rapport à 2008. Les premières mesures consisteront à la mise en place de critères d’efficacité énergétique et à définir les objectifs de réduction d’ici 2030 (SciencesetAvenir).

Le 3 juin dernier, la goélette Avontuur a accosté à Douarnenez, dans le cadre d’un périple commercial de huit mois pour l’armateur breton Transoceanic Wind Transport. Ceci s’inscrit dans une volonté globale de relancer l’utilisation de la voile pour le transport de marchandises, dans la perspective d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 9 ans (LeFigaro).

Vendredi 11 juin, un Falcon 50 de la Marine nationale a repéré deux nappes d’hydrocarbures lourds à 5 nautiques des côtes, au large de la Corse. Le Préfet maritime de la Méditerranée a mis en œuvre le plan Polmar-terre, dispositif de lutte anti-pollution. Les deux nappes, qui se sont progressivement éloignées des côtes, s’étendaient sur une longueur de 19 nautiques (MeretMarine).

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Avis de recherche – Musée des fusiliers marins

En ces jours suivant le 6 juin 2021, date commémorative pour les 177 commandos français du jour J en 1944, le musée des fusiliers marins de Lorient est toujours à la recherche du visage d’Emile Renault, mort le 6 juin 1944. C’est le seul sur les 177 qui n’a pas de visage. Malgré d’intenses recherches, dans toutes les archives depuis 2014, pas de photo retrouvée. Le Musée des fusiliers marins de Lorient des photos de mariage sur Pléneuf Val andré entre 1935 et 1940, sur laquelle il pourrait être afin de croiser cet élément avec une autre photo de commandos où nous supposons le voir.

Retrouvez sa biographie ICI.
Pour tous envois d’informations, adresse mail : landelle@wanadoo.fr

Stage des futurs commandants : 30 ans d’existence !

Du 31 mai au 11 juin 2021 a lieu la seconde session de l’année du stage des futurs commandants. Cette édition, qui rassemble 64 officiers et officiers mariniers désignés pour commander une unité de la Marine nationale, fête cette année les 30 ans de son lancement.
Organisé par la division « entraînement » de la Force d’action navale, ce stage a pour but d’enrichir les connaissances des futurs commandants sur la Marine nationale en les réunissant quels que soient leur spécialité et le type d’unité qu’ils seront amenés à commander prochainement. A cette fin, une pluralité d’intervenants provenant des univers militaire et civil se sont succédés.

Ouvrant cette édition à l’occasion d’une conférence sur « l’exercice du commandement », le vice-amiral d’escadre Xavier Baudouard, amiral commandant la Force d’action navale, s’est adonné à une présentation interactive des attentes des autorités de la Marine à l’égard des futurs commandants. Il leur a ainsi rappelé les différentes fonctions et responsabilités qui incombent à tout commandant, à travers un partage de sa riche expérience embarquée et d’état-major. L’amiral leur a renouvelé la confiance de la Marine en soulignant que « tous les jours ils accomplissent un métier fantastique, exigeant, et qui n’est pas ouvert à tous. »

Les objectifs de ce stage sont multiples : préparer son équipage à prendre la mer, s’approprier et maintenir en condition le patrimoine mis à disposition, intervenir et combattre en mer, maîtriser les risques et gérer les crises ou encore apprendre à communiquer dans les différentes circonstances. Autant d’enjeux qui conduisent les futurs commandants à percevoir le large spectre de leurs responsabilités. Ce stage permet aux commandants d’identifier les multiples soutiens sur lesquels ils pourront s’appuyer pour conduire à bien leur mission et rencontrer les plus hautes autorités de la Marine dont l’amiral Pierre Vandier, chef d’état-major de la Marine. Cette année, profitant de sa présence dans l’aire toulonnaise à l’occasion de l’exercice Gallic Strike qui réunit le groupe aéronaval et le porte-aéronefs britannique Queen Elizabeth, le First Sea Lord (l’équivalent de notre CEMM pour le Royaume-Uni), l’amiral Tony Radakin, est intervenu devant les stagiaires.

En conclusion, l’amiral Vandier a attiré l’attention des futurs commandants sur le fait que leur

«responsabilité exige du courage, dictant la franchise, l’honnêteté et le discernement ».

Remise des dons des marins de la FREMM Provence à l’Entraide Marine – ADOSM

Déployé dans le cadre de la mission CLEMENCEAU 21 de février à juin 2021 en escorte du groupe aéronaval, l’équipage de la frégate multi-missions (FREMM) Provence, a réalisé une collecte de dons afin de soutenir l’association Entraide Marine-ADOSM à l’occasion d’un challenge sportif lors de son escale à Koweït City.

De retour à quai depuis le vendredi 4 juin, les marins de la FREMM Provence ont eu à cœur de remettre les dons récoltés lors de ce challenge au contre-amiral (2s) Xavier Larreur de Farcy, délégué de l’Entraide Marine pour l’arrondissement maritime Méditerranée , en présence d’un représentant de l’association Soldiers French Military, qui œuvre aux côtés des marins pour soutenir l’Entraide Marine.

Contexte COVID-19 oblige, la cérémonie de remise des fonds s’est déroulée en petit comité. Les 1985 euros récoltés auprès des 150 marins de la Provence permettront de soutenir les familles des marins en cas de graves difficultés, en finançant particulièrement des bourses scolaires pour les orphelins.

60 ans de la disparition de Pierre Ponchardier

Le vendredi 4 juin 2021, une cérémonie de commémoration des 60 ans la disparition de Pierre Ponchardier a été organisée sur la base FUSCO, à Lorient.
Présidée par le contre-amiral Lucas, commandant la force maritime des fusiliers marins et commandos, la cérémonie a permis de réunir des représentants des six commandos basés à Lorient, de l’Amicale des Fusiliers Marins et Commandos ainsi qu’une délégation de stagiaires de la Préparation Militaire Marine de Nice, « Amiral Ponchardier ».

Cette cérémonie fut l’occasion de rappeler les qualités héroïques et hors normes de l’amiral Ponchardier, disparu il y a 60 ans cette année.
Homme à la personnalité exceptionnelle, tour à tour sous-marinier, pilote, résistant, fondateur des commandos parachutistes en Indochine puis de la demi-brigade de fusiliers marins en Algérie, commandant de bâtiments de surface avant de prendre le commandement de l’aéronavale en méditerranée, il est aujourd’hui un modèle pour les jeunes générations, et particulièrement pour l’unité éponyme des forces spéciales mer.

Illustrant le lien entre l’Histoire et la réalité des opérations aujourd’hui, des remises de décorations sont venues ponctuer la cérémonie, afin de valoriser des actions de marins de la FORFUSCO, dignes héritiers du « Ponch ».

RÉSILIENCE – Le Prairial en mission ORA-ORA

La mission ORA-ORA, volet polynésien de l’opération RÉSILIENCE, a pour but d’aider les autorités locales dans la mise en œuvre de la campagne de vaccination contre le COVID-19 et atteindre certains atolls particulièrement isolés. Dans ce cadre, la frégate de surveillance Prairial est déployée du 1er au 11 juin dans le vaste archipel des Tuamotu. Le Prairial peut déployer rapidement des équipes médicales par la drome ou par hélicoptère sur chaque île, tout en poursuivant son trajet vers la suivante. Grâce à ses capacités, la frégate a été en mesure de déployer les équipes médicales sur trois îles dans la même journée. Les marins profitent aussi de cette occasion pour aller à la rencontre de la population, effectuer des relevés hydrographiques et mettre à jour les cartes et les informations détenues par les Forces armées sur ses îles. Grâce à leur investissement, le Prairial devrait visiter 11 îles distantes de 582 nautiques en seulement 11 jours. Lancée le 25 mars 2020, l’opération RESILIENCE consiste en la contribution des armées à l’engagement interministériel contre la propagation du covid-19. Elle est centrée sur l’aide et le soutien aux populations ainsi que sur l’appui aux services publics pour faire face à cette épidémie, en métropole et outre-mer, dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection. Les armées s’engagent dans l’ensemble des secteurs où elles peuvent apporter un soutien aux autorités civiles, en adaptant leurs actions aux contextes locaux et dans le cadre d’un dialogue avec les autorités de l’État.

Mission JEANNE D’ARC – La frégate Surcouf s’entraîne avec la marine malaisienne

Après avoir franchi le détroit de Malacca et effectué une relâche opérationnelle de quelques jours sur l’île de Langkawi, la Frégate type La Fayette (FLF) Surcouf a réalisé une série d’exercices avec la frégate malaisienne Lekir le 1er juin dernier. Cet entraînement commun, conduit en autonomie par les officiers-élèves du Surcouf, a permis de renforcer l’interopérabilité entre les deux marines.

Après trois jours d’escale, la frégate Surcouf a appareillé de Langkawi pour réaliser une série d’exercices avec la frégate malaisienne Lekir. À cette occasion, les deux bâtiments se sont rejoints en mer pour se mettre en formation afin de conduire des tirs d’artillerie simultanés. Alignés côte à côte à cinq cents yards l’un de l’autre, le Surcouf et le Lekir ont fait route vers une cible flottante larguée auparavant par les Malaisiens. Sitôt à portée de tir, le canon de 100mm français a ouvert le feu, suivi quelques instants plus tard par le canon de 57 mm du Lekir. Le résultat de cette manœuvre a permis de témoigner de la précision des tirs car la cible, atteinte à plusieurs reprises, a été sévèrement endommagée.

Les deux frégates ont ensuite mené un exercice de présentation au ravitaillement à la mer. Ainsi, le Surcouf et le Lekir se sont alternativement présentés sur le travers tribord de leur partenaire, à un peu plus de 50 mètres d’écart. Les officiers-élèves présents en passerelle ont ainsi pu mettre en pratique l’expérience déjà acquise pendant la mission JEANNE D’ARC 2021. L’habileté des midships en matière de manœuvre a ensuite été mise à l’épreuve lors d’une série d’évolutions tactiques. Il s’agissait alors d’être rapide dans la compréhension des formations, précis dans le calcul des différentes routes de chasse et vif dans l’exécution.

En milieu d’après-midi, un hélicoptère Fennec des Forces armées malaisiennes a pris quelques photographies des deux unités avant qu’elles ne se séparent définitivement, le Surcouf devant retrouver le Porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre afin de reprendre le cours de sa patrouille en océan Indien. Cette journée d’entraînement avec la frégate Lekir a contribué à améliorer l’interopérabilité entre les marines française et malaisienne.

Tir Aster 15 réussi dans un contexte tactique inédit pour la FREMM Aquitaine

La frégate multi-missions (FREMM) Aquitaine a mené avec succès, lundi 31 mai 2021, en collaboration avec la Direction générale de l’armement , un entraînement inédit mêlant tir d’un missile anti-aérien Aster 15, tir de leurres et déroulé fictif d’une séquence de tir de missile de croisière naval (MdCN). Ces actions participent de la préparation de l’équipage à des combats de haute intensité.

Lundi 31 mai, engagée au large du site Landes (Biscarrosse) de DGA Essais de missiles, en environnement contesté, l’Aquitaine s’apprête à mener fictivement une frappe MdCN contre le pays Redland. Chaque marin est à son poste de combat.
« Menace missile, menace missile ! », la diffusion retentit dans tout le bord, un missile hostile* est détecté et se rapproche de la FREMM à vitesse subsonique. Des leurres sont lancés, le missile poursuit sa route. L’engagement Aster 15 est ordonné. Le canon de 76 mm est paré en dernier ressort. Le missile est intercepté et détruit par l’Aster. La séquence MdCN peut être menée à son terme. La mission est un succès.

Un scénario réaliste, un équipage paré au combat en séquence de tir MdCN, un tir de leurres et un engagement Aster 15 réels contre une cible, tels sont les éléments qui permettent à l’Aquitaine de conduire cet entraînement inédit, baptisé Harpie féroce.
Ce tir Aster répond au besoin d’entrainement dans un environnement assimilable aux théâtres d’opérations de la Marine nationale. La préparation à la haute intensité est un axe majeur de l’accélération du plan Mercator. L’équipage A de la FREMM Aquitaine a confirmé son haut niveau de préparation opérationnelle et son plein engagement au sein d’une Marine de combat.