Portrait de marin-Un métier, une mission : officier armement aéronautique sur le Charles de Gaulle

Les techniciens armement aéronautique, autrement appelés « les boums », sont reconnaissables entre tous les marins grâce à leur tee-shirt rouge écarlate à bande noire. Parmi eux, ceux du service « ARMAERO » du Charles de Gaulle veillent sur les nombreuses soutes à munitions du porte-avions et leur contenu : missiles, bombes guidées, obus, leurres… Pendant la mission CLEMENCEAU 21, ce sont plusieurs centaines de tonnes de munitions qui y sont précautionneusement entreposées. L’enseigne de vaisseau de première classe Brice est l’adjoint au chef de ce service hors du commun, qui est aussi chargé d’entretenir les équipements de sauvetage comme les sièges éjectables, les lance-missiles, les équipements optroniques ou encore le matériel de transport et d’emport des munitions sur Rafale marine. Entré dans la Marine nationale en 2005, l’EV1 Brice a choisi le métier d’Électromécanicien d’armement aéronautique (EMARM) lors de son passage à l’école de Maistrance, où il a découvert l’aéronautique navale, et en particulier les munitions. Ce franc-comtois a alors commencé sa carrière au sein du Groupe aérien embarqué (GAé) et enchaîné les missions opérationnelles avec la Flottille 12F : Agapanthe 2007, Brillant Mariner 2009, Agapanthe 2010 ou encore Harmattan. Reçu au concours d’officier spécialisé de la Marine en 2018, il a rejoint ensuite le Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S), avant d’être affecté à bord du porte- avions Charles de Gaulle. CLEMENCEAU 21 est sa seconde mission au sein du service ARMAERO.

« Avec les nombreux vols réalisés depuis le Golfe, la Mer Rouge et la Méditerranée orientale dans le cadre de la coalition internationale INHERENT RESOLVE, les soixante ARMAERO du Charles de Gaulle n’ont pas manqué de travail ! », raconte l’EV1 Brice. « Les aéronefs du GAé qui partent en opération doivent en effet avoir la capacité de frapper à tout moment pour soutenir les troupes au sol. Ils sont donc équipés avant leur catapultage d’un armement adéquat. Cela a impliqué pour nous des centaines d’opérations d’assemblage désassemblage stockage, déstockage… Le tout dans le strict respect des règles de sécurité, évidemment. Les munitions montées par nos soins sur le pont d’envol sont ensuite confiées aux flottilles qui les mettent en œuvre sur les aéronefs. Nous avons comptabilisé plus de mille opérations de ce type au cours de la mission. Parallèlement, la mission CLEMENCEAU 21 a été marquée par l’intégration de nouveaux armements grâce au Bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Var, qui a contribué à embarquer des bombes guidées laser GBU-16 et 24 lors de manœuvres de ravitaillement à la mer. C’est la première fois que nous disposions d’une telle capacité sur un porte-avions français, et cela nous a permis de former les équipes à l’assemblage, au désassemblage, à la pose et à la dépose sur Rafale marine de ces nouvelles munitions. Ce temps de formation est d’autant plus important pour nous que nous n’avons évidemment pas droit à l’erreur lors de nos opérations, qui engagent la sécurité du pilote mais aussi du bâtiment, lorsqu’il doit délivrer de l’armement. Le travail en équipage et le sens des responsabilités qu’il requiert nous soudent à chaque mission ».

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