« Sans infrastructures militaires solides, pas de missions possibles »

Le 20 mai, la ministre des Armées s’est rendue à l’Île Longue, au large de Brest, pour un point de situation sur les infrastructures de cette base essentielle à la souveraineté nationale. L’occasion pour elle d’inaugurer notamment une nouvelle station de pompage ainsi qu’un nouveau quai pour les frégates multi-missions (FREMM) sur la base navale de Brest.

Depuis 1972, la ministre des Armées l’a rappelé, « il ne s’est pas passé un jour sans qu’au moins un sous-marin nucléaire lanceur d’engins ne patrouille en mer ». Cette permanence assure la capacité de dissuasion nucléaire française depuis près de 50 ans, et ce, en toutes conditions.

Pour assurer cette stratégie, la construction d’infrastructures capables de soutenir l’activité des bâtiments de la Marine nationale, des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins aux frégates multi- missions, est nécessaire. C’est au Secrétariat général pour l’administration (SGA) que revient cette mission : le Service d’infrastructure de la Défense (SID) répond aux besoins des Armées en matière de constructions et d’installations et conduit les travaux. Des efforts budgétaires importants sont déployés dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2019-2025 (LPM).

A Brest, Florence Parly a donc réalisé un point d’étape sur les nouvelles installations stratégiques :
Sur la base navale de Brest, un nouveau quai pour frégates : 20 millions d’euros ont été engagés pour rénover le deuxième ponton capable d’accueillir les nouvelles frégates de la Marine
Sur la base navale de Brest, de nouveaux quais d’armement droit : 60 millions d’euros ont été engagés pour accueillir notamment des sous-marins en escale technique
Sur l’Île-Longue, une nouvelle station de pompage : 70 millions d’euros ont été accordés pour le renouvellement de la station de pompage permettant l’entretien des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).

« La station de pompage historique avait été mise en service en 1970, c’est-à-dire il y a 51 ans. Il était temps de remplacer cet outil sans lequel les carénages des SNLE au bassin et toutes les opérations qui se déroulent dans le secret de ces alvéoles devenaient impossibles. Le nouvel outil devait rester dimensionné pour répondre aux besoins d’un arsenal autant que d’un chantier nucléaire. Il devait être sûr, il devait être fiable, il devait être puissant, capable de vider l’équivalent d’une piscine olympique en une dizaine de minutes. » Florence Parly

Ces travaux ont pu être conduits grâce à la force de frappe de la LPM qui a investi 70 millions d’euros dans ce chantier majeur.

Le prochain défi sera de renouveler l’usine électrique, également mise en service en 1971. Le futur centre de production et de distribution de l’énergie permettra d’assurer, aux normes du XXIe siècle, une alimentation essentielle à l’ensemble de la base et des sous-marins.

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