Réforme de la protection du secret de la défense nationale : la Marine nationale en première ligne

« Mieux classifier pour mieux protéger »
Le secret est un outil essentiel de défense des intérêts diplomatiques, économiques, stratégiques et sécuritaires de la France. Il permet de garantir la confidentialité de plus de cinq millions de documents sensibles qui portent sur des sujets aussi variés que la conduite de nos opérations militaires, la lutte contre le terrorisme, la protection de nos infrastructures vitales ou les technologies de l’industrie de défense.
Fin 2015, la France a entrepris de rédiger une nouvelle édition de l’instruction générale interministérielle sur la protection du secret de la défense et de la sécurité nationale n° 1300 (IGI 1300) travail mené sous l’égide du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).
Celle-ci entrera en vigueur le 1er juillet 2021 après une période d’appropriation qui a commencé à l’été 2020.
Les points clefs de cette réforme sont notamment la simplification des niveaux des classifications, passant de trois à deux, le contingentement du secret « au plus juste besoin » pour le protéger plus strictement, et le renforcement de la protection des systèmes d’information.
Directement impacté par celle-ci, le ministère des Armées a été étroitement associé aux travaux, avec pour pilote la Direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID), appuyée par la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense, la Direction générale de l’armement et la Direction des affaires juridiques.
La DPID a également assuré l’élaboration d’une déclinaison ministérielle de l’IGI 1300, l’instruction ministérielle n° 900 (IM 900). Se présentant sous la forme de fiches et volontairement très pratique, ce document est la référence dans le domaine de la protection du secret, des informations « diffusion restreinte » et des informations dites « sensibles ». Elle est le fruit de réflexions partagées et de contributions de l’ensemble des états-majors, directions et services du ministère, en particulier de leur officier de sécurité (OS) de niveau 1.
Le secret au sein de la Marine nationale n’est pas qu’une affaire de spécialistes. Il revient à tous – civils et militaires – de s’approprier ce sujet pour être, chacun à son niveau, et ce en liaison étroite avec son officier de sécurité, un « acteur de la protection du secret ».

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