In memoriam Hubert Faure

Samedi 17 avril 2021, Hubert Faure décédait à l’âge de 106 ans. La Marine nationale adresse ses condoléances à sa famille.
La Marine nationale et la Force des Fusiliers Marins et commandos Marine honorent sa mémoire, celle d’un combattant dévoué et humble, aux états de service exemplaires. Hubert Faure est titulaire de la croix de Guerre avec palme, et a été fait Grand Croix de la Légion d’honneur sur décision du 1er janvier 2021.

Né le 28 mai 1914 à Neuvic, Hubert Faure s’engage dans l’armée de Terre à 20 ans, comme sous- officier dans un régiment de Dragons. A la fin de l’année 1939, lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne, il est affecté au sein d’un régiment de chars de combat et placé derrière la ligne Maginot.

Quelques mois plus tard, il prend part à la Bataille de Montcornet, dans l’Aisne, au cours de laquelle son régiment est engagé aux côtés d’un détachement de blindés légers, commandé par le colonel Charles de Gaulle. Fait prisonnier par les Allemands, il profite de l’Armistice pour s’échapper et tente de rejoindre l’Angleterre en passant par l’Espagne, où il sera fait prisonnier par la Garde Civile Espagnole. Après quelques mois de détention, il s’échappe lors d’un transfert de prisonniers et rallie le Portugal, d’où il parviendra enfin à s’envoler pour l’Angleterre. A son arrivée, il s’engage dans les Forces Françaises Libres et se porte volontaire pour rejoindre l’unité de Commandos Français, encadrée par le lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer. Envoyé à Achnacarry, il subit le redoutable stage Commando, duquel il sort avec le badge n° 134 avant de rejoindre le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos, au sein de la Troop 1. Remarqué pour son excellente condition physique et son moral d’acier, il est promu au grade de maître-principal et quelques semaines plus tard, Philippe Kieffer lui confie le commandement d’une section de combat. Le 6 juin 1944, Hubert Faure débarque en Normandie, sur le secteur de Sword, aux côtés de ses 176 camarades du 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos. Blessé à la plèvre, il continue malgré tout à combattre, notamment aux abords du Casino de Ouistreham, où il dirige l’assaut en l’absence du CC Kieffer, parti dérouter un blindé Britannique pour tenter d’amenuiser les défenses allemandes. Malgré sa blessure qui s’aggrave, il participe aux combats de Bénouville, du pont de Pégasus ou encore à ceux d’Amfreville avant d’être finalement rapatrié en Angleterre pour être soigné. De retour sur le front, il rejoint ses camarades et participe à la fin de la Campagne de Normandie, avant d’être de nouveau blessé à la colonne vertébrale, ce qui lui fera manquer le débarquement de Flessingue, quelques mois plus tard. A la fin de la guerre, contraint de mettre un terme à sa carrière militaire suite aux séquelles gardées de ses blessures, il reprend ses études et devient ingénieur en travaux publics.

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