LES @MERS DU CESM

30 mars 1856 : Signature du Traité de Paris.
À l’issue de la guerre de Crimée (1853-1856), 52 États, dont la Prusse, l’Autriche, la France, le Royaume-Uni, la Russie, l’Empire Ottoman et le Piémont-Sardaigne signent le Traité de Paris, qui concerne le droit maritime européen en temps de guerre. Ce document vise à établir une doctrine uniforme et fixe sur ce sujet à travers plusieurs règles. Parmi celles-ci figure l’abolition théorique de la guerre de course, déjà décidée par un modus vivendi passé entre la France et le Royaume-Uni en 1854. Est aussi acté le principe de la liberté des détroits maritimes, la neutralisation de la mer Noire ainsi que des règles de principe concernant les blocus. Les États-Unis, bien qu’ayant refusé de signer la déclaration, respectent ses dispositions lors de la guerre de Sécession.  Sur la liberté des détroits maritimes, la déclaration est complétée en 1888 par la Convention de Constantinople sur la liberté des canaux interocéaniques et en 1936 par la convention de Montreux, qui détermine l’exercice de la libre-circulation dans les détroits des Dardanelles et du Bosphore, ainsi que dans la Mer Noire. La Russie entreprend quant à elle la remilitarisation de la mer Noire dès 1871. Les règles contenues dans la déclaration de Paris seront plus tard considérées comme faisant partie du droit international général.

GÉOPOLITIQUE ET STRATÉGIE

Chine/Philippines :

Le secrétaire à la Défense philippin Delfin Lorenzana a demandé aux 200 navires chinois qui s’y trouvaient, de quitter la zone de Whitsun Reef, située près de la province de Palawan. Dans le même temps, le chef d’état-major philippin a ordonné le renforcement de la présence des forces navales dans la région afin de contrer la présence des « milices maritimes » chinoises. Les États-Unis ont, de leur coté, apporté leur soutien à Manille (SouthChinaMorningPost).

Russie :

Dans le cadre des exercices Umka-2021, trois sous-marins nucléaires lanceurs d’engins russes ont fait surface à proximité du pôle Nord. Le commandant en chef de la marine russe a présenté cet évènement comme une première dans l’histoire navale du pays. Jusqu’ici, les autorités russes n’avaient pas officiellement confirmé la participation de sous-marins à l’exercice, au cours duquel des troupes au sol ont également effectué des manœuvres dans des conditions de froid extrême (TheDrive).

Iran/Israël :

L’Iran est accusé d’avoir attaqué un porte-conteneur israélien battant pavillon libérien, le Lori, près d’Oman. Le navire, atteint par un missile, a été légèrement endommagé mais va continuer sa route vers l’Inde. D’après le site Israel Defense, le Lori appartient à la société XT Management Ltd., basée à Haïfa. Cette attaque présumée intervient dans un contexte de tensions entre Israël et l’Iran, alors que les deux pays s’accusent mutuellement d’intensifier les attaques contre les navires marchands (TheTimesOfIsrael).

INDUSTRIE DE DÉFENSE

Le 24 mars à Kobe, la Force maritime d’autodéfense japonaise a mis en service son douzième sous-marin d’attaque diesel-électrique de classe Soryu, le JS Tōryū. Dernier bâtiment de sa classe, le Tōryū est le deuxième à être équipé de batteries au lithium-ion. Les submersibles de classe Soryu ont une longueur de 84 mètres pour un déplacement de 2 950 tonnes et peuvent atteindre une vitesse de 20 nœuds en plongée (NavalNews).

Selon un communiqué de presse du chantier naval Damen Shipyards Cape Town publié le 25 mars, la firme de construction navale a lancé le premier d’une série de trois patrouilleurs destinés à la marine sud-africaine. Ces bâtiments, longs de 62 mètres pour un déplacement de 600 tonnes, doivent permettre au pays de répondre plus rapidement et plus efficacement aux menaces telles que la pêche ou les trafics illégaux (NavyRecognition).

MARINE MARCHANDE ET DOMAINE MARITIME

Le ministre de l’Environnement turc, Murat Kurum, a déclaré le 27 mars que la Turquie avait approuvé le plan de développement d’un important canal à Istanbul. Ce projet a suscité de nombreuses critiques, notamment concernant son coût et son impact environnemental. Le « Canal d’Istanbul » devrait ainsi mesurer 45 km de long, ce qui lui permettra de relier la mer Noire au nord à la mer de Marmara au sud. Son coût est évalué à environ 75 milliards de lires, soit 7,8 milliards d’euros (MarineLink).

Le porte-conteneurs Ever Given, qui obstruait le canal de Suez depuis près d’une semaine, a été remis à flot, permettant la reprise du trafic selon l’autorité du canal. Plus de 400 bateaux ont ainsi été immobilisés aux extrémités et au milieu de la voie, la valeur totale de leur cargaison s’élevant entre 3 et 9,6 milliards de dollars selon les estimations. Les premières conséquences au niveau mondial commençaient à apparaître : la Syrie a notamment déclaré avoir commencé à rationner le carburant face aux retards de livraison (LeMonde).

L’autorité portuaire de Venise a lancé les études liées à la réalisation d’un terminal destiné aux paquebots de croisière dans le port de Marghera. Ce projet permettrait de mettre fin au passage des bâtiments de croisière le long de la ville historique de Venise. Ce projet de 62 millions d’euros, qui devrait permettre d’accueillir simultanément deux paquebots, ne devrait être que temporaire et sera remplacé, à terme, par un terminal situé à l’extérieur de la lagune (LeMarin).

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