LES @MERS DU CESM

16 décembre 1598 :    
Bataille de Noryang et mort de l’amiral Yi Sun-sin. Après avoir envahi la Corée en 1592, l’armée japonaise est obligée d’entreprendre une retraite vers le Japon, ce que veut empêcher la flotte sino-coréenne. Le 16 décembre 1598, ce sont donc 150 navires – dont 3 
keobukseon, les fameux bateaux tortues – qui barrent le détroit de Noryang à 500 navires japonais. Cette large infériorité numérique est cependant compensée par des navires plus solide et une puissance de feu supérieure. Ainsi, alors que les hostilités débutent vers deux heures du matin, plus de la moitié de la flotte nippone aura été coulée ou capturée lorsque le jour se lève. Les navires japonais restants battent en retraite et on estime que seuls 150 à 200 d’entre eux seront capables de rallier le port de Busan. Rapidement, toutes les forteresses japonaises en Corée seront abandonnées et les derniers envahisseurs regagneront le Japon le 24 décembre, mettant ainsi fin à la guerre Imjin. L’amiral Yi Sun-sin sera cependant victime d’un tir d’arquebuse, qui lui sera mortel, pendant la poursuite. Il sera honoré dans tout le royaume Chosŏn et est, d’ailleurs, toujours considéré comme un héros national, dans les deux Corées.

GÉOPOLITIQUE ET STRATÉGIE :

Arabie saoudite/Singapour :

Le 14 décembre, le BW Rhine – un pétrolier battant pavillon singapourien – a été frappé par une explosion alors qu’il déchargeait sa cargaison dans le port saoudien de Djeddah. Il semblerait que celle-ci soit survenue après que le pétrolier ait été « touché par une source extérieure ». L’incendie qui a suivi a été maîtrisé par l’équipage du navire avec l’aide des pompiers et on ne déplore aucun blessé. L’armateur singapourien Hafnia a par ailleurs rapporté des dommages à la coque et n’a pas écarté la possibilité d’une fuite de pétrole.  (LeFigaro).

Union européenne/Turquie :

Au cours d’un Conseil européen organisé les 10 et 11 décembre, les États membres de l’Union européenne se sont accordés sur la mise en place de sanctions individuelles en réponse aux agissements de la Turquie en Méditerranée Orientale. Ce conseil fait suite aux protestations de l’Union européenne à l’égard des activités de recherche turques dans des eaux revendiquées par la Grèce et Chypre. Une liste de personnes devant être l’objet de sanctions sera soumise à l’approbation des États, dans les prochaines semaines (Opex360).

Chine/Corée du Sud/Japon :

Une source au sein du Secrétariat général du gouvernement japonais a révélé une croissance importante au cours de la dernière décennie des achats de terrains proches d’infrastructures militaires par des entreprises chinoises et sud-coréennes ont connu une croissance majeure au cours de la dernière décennie. Au moins 80 parcelles proches de sites sensibles sont concernées, notamment à proximité de radars côtiers et de bases navales japonaises. Le gouvernement chercherait donc des solutions afin de contrôler cde telles transactions (SouthChinaMorningPost).

INDUSTRIE DE DÉFENSE

Le 12 décembre, le SNLE russe Vladimir Monomaque, de classe Boreï, a procédé, au cours d’entraînements, au tir de quatre missiles balistiques R-30 Boulava. Lancés depuis la mer d’Okhotsk, au large de la Sibérie, les missiles ont survolé le territoire russe pour atteindre le polygone de tir de Chizha, au bord de la mer de Barents. Ce tir en salve avait pour but de démontrer la fiabilité des R-30 Boulava, après l’échec de plusieurs lancements entre 2004 et 2014 (Opex360).

Le 11 décembre, la marine brésilienne a lancé son deuxième sous-marin de classe Riachuelo, le Humaitá, lors d’’une cérémonie officielle et en présence du président brésilien. Les quatre submersibles de classe Riachuelo, proches de la classe Scorpène française, sont construits par une entreprise commune créée par Naval Group et Odebrecht. Ces sous-marins d’attaque diesel-électrique sont longs de 75 mètres, déplacent 2 000 tonnes et sont mis en œuvre par 32 membres d’équipage (NavyRecognition).

L’entreprise de construction navale indienne Garden Reach Shipbuilders & Engineers Ltd (GRSE) a lancé à Calcutta le lundi 14 décembre la première des trois frégates qu’elle est chargée de construire pour le compte de la marine indienne. La construction de ces navires fait partie du projet 17A, qui doit doter l’Inde de sept bâtiments de classe Nilgiri d’ici 2025. Ces derniers font 149 mètres de long, déplacent approximativement 6 670 tonnes, et peuvent atteindre une vitesse de 28 nœuds (TheEconomicTimes).

La marine américaine dispose d’une force sous-marine plus grande que celle de la Chine (68 contre 66 submersibles) mais si l’on se fie aux projections actuelles, les dix prochaines années pourraient voir cette tendance s’inverser. D’ici 2030, la marine chinoise devrait en effet disposer de 10 sous-marins de plus que l’US Navy. Cette dernière verra notamment ses submersibles de classe Ohio quitter le service actif en 2026 et 2027. La marine américaine cherche à combler, en partie, cette baisse en développant des submersibles autonomes de très grande taille (XLUUV) (NavalNews).

MARINE MARCHANDE ET DOMAINE MARITIME

Canopée, le navire à propulsion vélique en charge du transport vers la Guyane des éléments du futur lanceur Ariane 6, sera construit par des chantiers navals polonais et néerlandais. D’une longueur de 121 mètres pour 23 mètres de large, le navire d’ArianeGroup sera également doté de quatre voiles de 363 m2, qui lui permettront d’atteindre une vitesse de croisière de 16,5 nœuds et de réaliser une économie de 30% de carburant. Il remplacera les deux rouliers MN Toucan et MN Colibri, qui se relaient aujourd’hui pour le transport des éléments du lanceur Ariane 5 (MeretMarine).

L’entreprise russe Kronshtadt Technologies a récemment conclu des accords afin d’équiper une série de navires commerciaux et de transport de passagers de systèmes de navigation autonomes. Ces systèmes devraient être implantés à la fin de l’année 2021. Cette coopération a été rendue possible grâce à l’introduction, en Russie, d’un cadre réglementaire rendant possible l’exploitation de navires de surface autonomes (MASS) et au développement d’une gamme complète de moyens techniques pour la navigation autonome (OffshoreEnergy).

La goélette scientifique Tara a récemment appareillé du port de Lorient pour entamer un voyage de presque deux ans. Cette expédition a pour but principal d’étudier le fonctionnement du microbiome marin, un micro-organisme à la base de la chaîne alimentaire, élément fondamental de la pompe à carbone océanique. Cette expédition – à laquelle participent près de 80 chercheurs français et étrangers – va emmener le navire dans 23 pays différents, afin de mettre en place une stratégie de prélèvement d’échantillons le long des côtes sud-américaines et africaines (MeretMarine).

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