LES @MERS DU CESM

13 novembre 1942 :    
Début de la Première bataille navale de Guadalcanal. Afin de reprendre aux Américains le contrôle de de Guadalcanal et d’y neutraliser l’aérodrome d’Henderson Field, la marine impériale japonaise prépare un débarquement sur l’île du Pacifique Sud. Les Japonais réunissent à cette fin une flotte, centrée autour des cuirassés Hiei et Kirishima, qui doit bombarder l’aérodrome et assurer la protection d’un convoi de navires transportant 7 000 soldats et leur équipement. Les deux camps subissent de lourdes pertes lors des engagements nocturnes qui suivirent, ceux-ci se déroulent notamment au milieu de l’Ironbottom Sound (littéralement le « détroit au fond de ferraille », nommé ainsi en raison du nombre important de navires y ayant été coulé lors de combats). Les navires japonais devant bombarder Henderson Field furent cependant repoussés et les avions alliés coulèrent la plus grande partie du convoi à destination de Guadalcanal. L’engagement fut la dernière grande tentative japonaise pour reprendre l’île et la campagne de Guadalcanal se termina en février 1943, avec l’évacuation des derniers soldats japonais.

GÉOPOLITIQUE ET STRATÉGIE

États-Unis/Inde :

En mission depuis près de deux mois dans le golfe Persique, l’USS Nimitz quitte la région afin de prendre part à l’exercice Malabar qui se tiendra du 17 au 20 novembre. Le Nimitz avait par ailleurs effectué au préalable une escale à Bahreïn, du 4 au 8 novembre, avant de poursuivre sa route vers l’océan Indien. Toujours sous le commandement de la Ve flotte américaine, il s’entraînera au côté du porte-avions indien INS Vikramaditya, au large de Goa (USNI).

États-Unis/Taïwan :

Le département de la Défense américain a démenti le 11 novembre les récentes déclarations des médias taïwanais et japonais affirmant que les Marines Raiders – les forces spéciales de l’US Marine Corps – formaient la marine de Taïwan aux techniques d’infiltration maritime. Le porte-parole du Pentagone a déclaré : « les États-Unis restent engagés dans notre politique d’une Chine unique ». Toutefois, dans le cadre du Taïwan Relations Act, « les États-Unis continueront à mettre à la disposition de Taïwan des moyens et des services de défense en quantité nécessaire… » (Stripes).

France/Méditerranée orientale :

Afin de constituer un Surface Action Group (SAG), la frégate légère furtive (FLF) La Fayette, déployée en appui de l’opération Chammal, la frégate anti-sous-marine (FASM) Latouche-Tréville, qui achève son mandat au sein de l’opérationIrini et la frégate de défense aérienne (FDA) Forbin se sont rejointes en Méditerranée orientale le 6 novembre. Appuyé ponctuellement par un E3-F AWACS et par un Atlantique 2 français, ce SAG a notamment pour mission de renforcer l’appréciation autonome de la situation régionale par la France et d’assurer le respect de la liberté de navigation dans la région (MinistèredesArmées).

Israël :

Selon les autorités militaires, la marine israélienne modifie sa doctrine navale afin de se déployer vers des eaux plus éloignées et sur de plus longues périodes. Cette évolution s’inscrit dans le contexte de la signature par l’État hébreu d’un accord sur un gazoduc avec Chypre et la Grèce, elle fait suite également à un important forum gazier concernant la Méditerranée orientale. La marine d’Israël recevra d’ailleurs en décembre la première des quatre corvettes de classe Sa’ar VI qu’elle a commandées, qui permettront notamment de protéger les plateformes gazières (DefenseNews)

INDUSTRIE DE DÉFENSE

Le ministère de la Défense bulgare a obtenu le feu vert pour l’achat de deux patrouilleurs à la compagnie allemandeLürssen. Ces navires seront destinés à la lutte contre les sous-marins et les bâtiments de surface. Pour ce faire, les patrouilleurs seront dotés de canons de 76 mm, de missiles antinavires, de torpilles légères et d’un système d’arme rapproché (CIWS). Ces deux bâtiments seront aussi équipés d’une plateforme pouvant accueillir un hélicoptère de taille moyenne (NavyRecognition).

La Corée du Sud a lancé son second sous-marin de classe Dosan Ahn Changho. Construit par Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering, le Ahn Moo rejoindra officiellement les rangs de la marine sud-coréenne en 2022. Sa construction fait partie du programme KSS III, qui a fait entrer la Corée du Sud dans le club restreint des pays capables de concevoir des submersibles de grande taille. Ceux de la classe Dosan Ahn Changho sont longs de plus de 83 mètres et sont mis en œuvre par un équipage de 50 hommes (NavalNews).

Selon une information publiée par le site internet boerse.de, le 2 novembre, le gouvernement allemand a approuvé la livraison de 9 patrouilleurs à l’Égypte. Ces navires, construits par le chantier naval allemand Lürssen, étaient originellement destinés aux garde-côtes saoudiens. L’embargo sur les armes décrété par l’Allemagne à l’encontre de l’Arabie saoudite a cependant empêché le chantier naval d’honorer pleinement ce contrat, signé en 2013 (NavyRecognition).

MARINE MARCHANDE ET DOMAINE MARITIME

Un nouveau câblier a été récemment mis à l’eau par le chantier naval norvégien Ulstein. Baptisé Nexans Aurora, ce navire de 149 mètres de long pour 13 mètres de large pourra s’adapter à tous types de configurations. Pouvant aussi bien agir dans des eaux peu profondes que très profondes, ce bateau répond à une demande croissante de systèmes de câblage haute tension, notamment dans le cadre de projets d’interconnexion et d’éolien offshore (MeretMarine).

En 2021, le Japon devrait se lancer dans un ambitieux programme énergétique baptiséHydrogen Energy Supply Chain (HESC). L’île artificielle de l’aéroport de Kobe devrait ainsi accueillir d’ici un an le terminal pilote du premier navire au monde spécialement conçu pour transporter de l’hydrogène liquide, le Suiso Frontier. Si ce projet est particulièrement ambitieux, il est aussi controversé, car la production d’hydrogène émet de grandes quantités de CO2 quand elle provient d’énergies fossiles (L’Antenne).

La Chine a récemment mis sur cale son premier paquebot, conçu à partir des navires de la classe Vista, grâce à l’aide apportée par l’entreprise Fincantieri. Livrable d’ici 2023, ce navire de plus de 130 000 tonneaux et d’une capacité de 4250 passagers est le fruit d’un partenariat industriel fort entre l’Italie et la Chine. Une cérémonie a d’ailleurs eu lieu il y a quelque jours sur le chantier naval chinois Shangai Waigaoqiao Shipbuilding (SWS) en présence d’autorités politiques et industrielles des deux pays (MeretMarine). 

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Le Centre d’études stratégiques de la Marine a par ailleurs le plaisir de vous annoncer la parution du dernier numéro d’Études marines : « Enjeux climatiques » !

 

Longtemps perçu comme un horizon lointain, aux effets assez abstraits, le changement climatique se manifeste de nos jours très concrètement à terre, à travers des épisodes de canicules, des incendies, des évènements climatiques extrêmes.

Il se manifeste à l’identique sur les mers et les océans. Les tempêtes, ouragans se font plus dévastateurs, les coraux s’étiolent, le niveau de la mer monte, voilà pour les impacts les plus visibles. Mais il en est d’autres, plus insidieux et de plus long terme : des risques de submersion qui augmentent, une fragilité des infrastructures de transport maritime, une recomposition des zones de pêche et par là des questions autour de la sécurité alimentaire, des migrations.

Des impacts géopolitiques qui, bien entendu, toucheront aussi les forces navales.

 

Voici le lien direct pour consulter ce dernier numéro d’Études marines sur internet :https://cesm.marine.defense.gouv.fr/index.php/publications/etudes-marines/463-etudes-marine-n-18-enjeux-climatiques

 

La revue Études marines est une plongée au cœur du monde maritime. Qu’elle fasse intervenir des auteurs reconnus sur des questions transversales ou qu’elle approfondisse un thème d’actualité, elle offre un éclairage nouveau sur la géopolitique des océans, la stratégie navale et plus généralement sur le fait maritime.

 

Les précédents numéros, ainsi que l’ensemble des publications du CESM, sont consultables sur internet : http://cesm.marine.defense.gouv.fr/ et sur intradef : https://portail-cesm.intradef.gouv.fr/

  

 

Bonne lecture !

 

Les éditions du CESM

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