LES @MERS DU CESM

11 octobre 1776 :        
Bataille navale de la baie de Valcour. À la suite de l’échec des troupes américaines devant Québec en 1775, le gouverneur du Canada décide de prendre le contrôle du lac Champlain, dans l’objectif d’atteindre l’Hudson et la ville de New York. Voulant empêcher la Royal Navy de réussir cette mission, la marine américaine choisit de déployer une escadre près de l’île de Valcour et de ses eaux resserrées. Cet avantage tactique se révèlera cependant inutile, la puissance de feu de la flotte anglaise suffisant à détruire la majorité des bâtiments américains lors de la bataille, le 11 octobre 1776. Si cet affrontement constitue une cinglante défaite tactique pour la Continental Navy, il constitue une victoire stratégique pour les américains et annihile les projets anglais d’invasion et annonce la victoire décisive de Saratoga en 1777.

DÉFENSE ET STRATÉGIE

Russie :

Au cours d’un exercice, la frégate russe de la mer Noire Amiral Grigorovich s’est vu confier pour mission de repousser un bâtiment de surface ennemi faisant route vers la Crimée. Après avoir contré les attaques du navire ennemi grâce à son système antiaérien Shtil-1, la frégate russe a éliminé le bâtiment grâce au tir d’un missile de précision Kalibr-NK. L’ensemble de ces manœuvre a, en réalité, été réalisé électroniquement, sans qu’aucun missile ne soit vraiment tiré (TASS).

États-Unis/Nigéria :

La base maritime expéditionnaire USS Hershel « Woody » Williams a récemment mené des exercices avec la marine nigériane dans le cadre de son premier déploiement. En coopération avec le centre des opérations maritimes de Lagos et quatre bâtiments de combats nigérians, il a effectué des manœuvres d’interception et d’abordage. Ces exercices constituent un prélude à l’exercice Grand Africa Nemo 2020 auquel participeront également la France, le Brésil ainsi qu’une dizaine d’autres pays (UPI).

Indonésie/Japon :

Les marines japonaise et indonésienne ont mené des exercices communs en mer de Chine du Sud, près des îles Natuna, dans le but de renforcer leur interopérabilité dans une zone où les tensions régionales sont récurrentes. À cette occasion, les forces d’autodéfense maritime japonaises ont déployé un destroyer ainsi qu’un porte-hélicoptères de classe Izumo, le JS Kaga, qui devrait être reconverti en porte-aéronefs prochainement (NavyRecognition).

INDUSTRIE DE DÉFENSE

La SOCARENAM, société française de construction navale, a été chargée de la construction d’un patrouilleur hauturier pour la garde côtière polonaise. Développé en collaboration avec la firme marseillaise d’architecture navale MAURIC, le navire de 70 mètres de long accueillera 35 membres d’équipage. Basé à Gdansk, il sera amené à effectuer des missions de surveillance dans la mer Baltique, mais aussi sur d’autres frontières maritimes européennes (NavalNews).

L’Inde a annoncé avoir testé avec succès début octobre un nouveau missile anti-sous-marin supersonique. Conçu par laDefense Research and Development Organisation (DRDO), ce missile dénommé SMART peut transporter une torpille jusqu’à 650 km. Une fois au-dessus de la cible, la torpille est relâchée et se dirige d’elle-même vers le sous-marin ennemi. Le SMART pourrait constituer une réponse indienne efficace à une menace sous-marine étrangère, notamment chinoise (TheDrive).

La marine royale australienne a officiellement admis au service actif son nouveau navire de ravitaillement HMAS Supply. Fabriqué au chantier naval de Navantia à Ferrol, en Espagne, le Supply est désormais stationné à la Fleet Base West de la marine australienne, en Australie-Occidentale. Des équipements supplémentaires doivent encore être installés à son bord, tels qu’un système d’armes rapprochées et des systèmes de communication (DefenceConnect).

MARINE MARCHANDE ET DOMAINE MARITIME

Le plus grand navire-hôpital au monde, le Global Mercy, va être mis à l’eau. Sa livraison, prévue pour 2021, permettra de doubler les capacités d’action de l’ONG américaine qui l’exploite, Mercy Ships. Ce navire pourra accueillir 500 personnes en mer et jusqu’à 950 individus en escale. Doté d’infrastructures hospitalières complètes, dont six blocs opératoires et près de 200 lits, il a été conçu pour accueillir des personnes privées de soins, partout dans le monde (MerEtMarine).

Alors que l’ouragan Delta s’apprêtait à frapper la côte sud des États-Unis, plus d’une demi-douzaine de méthaniers sont restés bloqués dans le golfe du Mexique, au large de la Louisiane. Ces navires prenaient part à la reprise des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), entrainée par l’augmentation des prix en Europe et en Asie. Ainsi, au cours des premiers jours d’octobre, les quantités journalières de GNL exporté étaient à leur plus haut depuis le mois d’avril (MarineLink).

L’ONU a fait part de son inquiétude concernant les quelques 400 000 marins bloqués sur leurs navires ou leurs plateformes dans le monde en raison de la crise sanitaire actuelle et des diverses mesures destinées à freiner la propagation du virus. Ces mesures touchent ainsi les personnes travaillant dans l’industrie de la pêche, sur les plateformes pétrolières et gazières, ainsi que dans le transport maritime de marchandises. L’ONU a réclamé auprès des compagnies maritimes qu’elles s’engagent à respecter les droits sociaux des travailleurs (ONUInfo).

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