LES @MERS DU CESM

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8 janvier 1558 :

Reconquête de la ville de Calais par le Duc de Guise. À l’issue de huit jours d’habiles manœuvres et de furieux combats, l’armée française dirigée par François de Lorraine, Duc de Guise, s’empare de Calais, dernière place fortifiée anglaise en France, réputée imprenable. Pour empêcher tout ravitaillement de la garnison par la mer, ordre a été donné à Charles Ponsard de Fors, lieutenant de l’amirauté de Dieppe à la tête d’une escadre de cinquante vaisseaux, de bloquer les passes de la ville et de mener la chasse au large à tout navire anglais. Cette tactique pousse la flotte de secours des amiraux Chamberlain et Woodhouse à faire voile vers l’Angleterre. Après plus de deux cents ans d’occupation, surpris et encerclés, les Anglais sont donc contraints de céder leur dernière place forte sur le territoire le 8 janvier. La chute de Calais met ainsi un terme à toutes les possessions anglaises en France.

DÉFENSE ET STRATÉGIE

États-Unis/Atlantique/Arctique :

Le 31 décembre, l’US Navy a annoncé que la IIe Flotte, réactivée en 2018 après sept ans de désactivation, avait atteint sa pleine capacité opérationnelle. Dévolue aux opérations en Atlantique et en Arctique, la IIFlotte est destinée à faire face à la présence aéronavale accrue de la Russie qui déploie régulièrement des bombardiers stratégiques et des sous-marins nucléaires modernes dans ces zones (LAvenir).

Royaume-Unis/Détroit d’Ormuz :

Le 4 janvier, à la suite de l’escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis, le ministère de la Défense britannique a annoncé que les navires de commerce battant son pavillon seraient de nouveau escortés par la Royal Navy dans le détroit d’Ormuz. Ont été affectés à cette mission le destroyer lance-missiles type 45 HMS Defender et la frégate type 23 HMS Montrose, déjà déployée pour de telles missions dans la région entre juillet et novembre 2019 (LePoint).

États-Unis/Iran :

En conséquence des tensions croissantes avec l’Iran, la marine américaine a annulé la participation du groupe amphibie mené par le PHA USS Bataan à l’exercice African Sea Lion, qui devait avoir lieu avec le Maroc, pour le rediriger vers le golfe Arabo-Persique. Le Bataan est accompagné des transports de chalands de débarquement USS New York et USS Oak Hill et de nombreux moyens de la 26Marine Expeditionary Unit. Cette dernière vient ainsi renforcer le dispositif régional de l’US Navy qui comprend notamment le groupe aéronaval du porte-avions USS Harry S. Truman (USNINews).

INDUSTRIE DE DÉFENSE

Le 25 décembre, le chantier naval de Sevmach, en Russie, a mis à l’eau le Novossibirsk, second sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Iassen-M après le Kazan, lancé en 2017. Long de 139 mètres, ce bâtiment déplace près de 12 000 tonnes en plongée et pourrait être en mesure de tirer des missiles hypersoniques Zircon en plus des missiles de croisière Kalibr. Quatre autres unités de ce type sont actuellement en construction et deux supplémentaires devraient être mises en chantier cette année (MerEtMarine).

L’industrie navale chinoise a achevé l’année 2019 par le lancement de quatre bâtiments de surface dont trois nouveaux destroyers lance-missiles : le 23e Type 052D, déplaçant 7 500 tonnes, et le sixième Type 055, déplaçant 12 000 tonnes, lancés au chantier naval de Dalian le 26 décembre, suivis du 24Type 052D, à Shanghai, le 28 décembre. Enfin, la 71e corvette de Type 056 a été lancée le 30 décembre à Guangzhou. Vingt-huit bâtiments de surface, dont dix destroyers, ont ainsi rejoint la marine chinoise en 2019, représentant un total de 153 000 tonnes (NavalNews).

Le 31 décembre, la Royal Malaysian Navy (RMN) a réceptionné son premier navire de mission littorale (LMS), le Keris, à l’occasion d’une cérémonie à Shanghai. Conçu par China Shipbuilding (CSOC), ce patrouilleur côtier de 68 mètres de long est le fruit d’une première coopération entre la Chine et la RMN qui entame un large plan de transformation de sa flotte. Trois LMS supplémentaires devraient rejoindre la marine malaisienne pour assurer des missions de souveraineté (NavalNews).

MARINE MARCHANDE ET DOMAINE MARITIME

Le 2 janvier, la Grèce, Chypre et Israël ont signé à Athènes un accord concernant le développement du projet de gazoduc EastMed. Ces trois États ambitionnent de constituer un maillon important de la chaîne d’approvisionnement énergétique de l’Europe par la création d’un gazoduc long de 1 872 km qui devrait permettre d’acheminer 9 à 11 milliards de m³ de gaz naturel par an depuis les réserves offshore de Méditerranée orientale – convoitées par la Turquie – vers la Grèce, l’Italie et l’Europe centrale (LAntenne).

L’entreprise publique russe Rosatom a déclaré que sa centrale nucléaire flottante, la première au monde, l’Akademik Lomonosov avait été connectée avec succès au réseau de l’Extrême-Orient russe pour y produire pour la première fois de l’électricité. Destiné à une région où le climat ne permet pas l’utilisation d’énergie renouvelable et où l’écosystème est jugé trop fragile pour l’utilisation de combustibles fossiles, ce projet a reçu une certaine approbation de la part de la communauté scientifique et environnementaliste mondiale (MarineLink).

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