Un bilan record depuis 10 ans pour les chasseurs de mines de l’OTAN déployés en Manche.

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Du lundi 18 février au jeudi 07 mars 2019, l’opération internationale de guerre des mines, organisée dans le cadre de la mission Historical Ordonance Disposal (HOD), s’est déroulée en Manche et mer du Nord, au large du Tréport plus exactement.

Ces opérations interalliées sont conduites chaque année en Manche et mer du Nord depuis 1996, afin d’éliminer les munitions à caractère historique. Les fonds marins sont en effet caractérisés par la présence d’engins explosifs issus des deux derniers conflits mondiaux (bombes, obus concrétionnés, mines de fond). C’est donc un enjeu de sécurité maritime que de procéder à la recherche et à la neutralisation de ces dangers, et l’opération « HOD » participe directement à l’important chantier d’assainissement des fonds marins de la Manche et mer du Nord.

Cette année, la mission HOD était assurée par des bâtiments de guerre de l’OTAN appartenant au Standing Nato Mine Countermeasures Group 1 (SNMCMG 1) et placée sous les ordres du commandant du HDMS Thetis (Danemark), bâtiment commandant la force, le groupe représentant quatre nations différentes, se composait des chasseurs de mines BNS Bellis (Belgique), FGS Dillingen et Homburg (Allemagne) et CMT Andromède (France), Intégré à la NATO Response Force (NRF), le groupe a assuré à l’Alliance une capacité permanente de guerre des mines et a multiplié les découvertes et destructions de munitions historiques lors de ce déploiement en Manche :

Trois LMB (Luftminen de type B), deux LMA (Luftminen de type A) ainsi que sept bombes américaines de 1000 livres ont été découvertes et détruites par les chasseurs de mines. Ces munitions qui datent de la Seconde Guerre mondiale comprennent une charge explosive conséquente leur octroyant une capacité de destruction considérable. Au bilan de cette opération, douze engins explosifs historiques ont été neutralisés au large du Tréport, représentant 4526 kg d’équivalent TNT. Il s’agit d’un bilan record depuis dix ans en termes de charge explosive détruite.

Le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord, par l’intermédiaire de son Centre des opérations maritimes (COM) à Cherbourg, avait déterminé des zones de travail au large du Tréport e et de Courseulles-sur-mer (en cas de mauvaise mer). Il a par ailleurs donné son feu vert avant chaque neutralisation et a assuré une veille attentive au bon déroulement des opérations.

Théâtre majeur de la Seconde Guerre mondiale, la Manche et la mer du Nord font régulièrement l’objet d’opérations de guerre des mines visant à localiser, identifier et neutraliser des engins explosifs historiques, sur les côtes ou en mer. La marine Nationale y prend une part très active via les actions des plongeurs-démineurs de la Manche – mer du Nord. Ces campagnes de déminage ont lieu plusieurs fois par an. Dans le cadre d’une capacité permanente de guerre des mines, les Nations de l’OTAN déployées sein du Standing Nato Mine Countermeasures Group 1 (SNMCMG 1 – mesures permanentes contre le contrôle des mines de l’OTAN) participent également, tous les ans, à la localisation et à la destruction de ces engins explosifs. En tant que contributeur réguliers aux activités des Standing NATO Forces et de ses groupes de de guerre des mines (SNMCMG1 et 2), la France met ponctuellement au service de l’Alliance ses compétences reconnues en matière de déminage naval.

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