LES @MERS DU CESM

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10 mars -241 :

Victoire de Rome sur Carthage au large des îles Égates. Durant la Première guerre punique, la République romaine n’est pas une puissance navale et ne tient tête à Carthage que grâce à la discipline de ses fantassins. Les Romains utilisent alors le « corbeau », une passerelle basculante permettant aux soldats d’aborder les navires ennemis. Lors du blocus de Lilybée, en Sicile, le consul Catulus mise néanmoins sur les manœuvres navales et décide de délester ses deux cents quinquérèmes de tout équipement superflu. La maniabilité des navires romains l’emporte sur la flotte adverse. Cette victoire précipite la capitulation de Carthage et la Sicile devient la première province romaine. 

DÉFENSE ET STRATÉGIE 

OTAN :

L’exercice de l’OTAN Dynamic Manta 2019, qui a débuté le 25 février au large de l’Italie, a pris fin le 8 mars. Cinq sous-marins, neuf bâtiments de surface, des avions de patrouille maritime et des hélicoptères de dix pays membres ont pris part à ces manœuvres visant à renforcer l’interopérabilité en matière de lutte anti-sous-marine (NavalTechnology).

Inde/Pakistan :

La marine pakistanaise a déclaré avoir intercepté et repoussé, le 5 mars dernier, un sous-marin indien qui évoluait dans sa zone économique exclusive (ZEE). L’Inde a réfuté ces affirmations, évoquant une « campagne de désinformation» de la part d’Islamabad. Cet événement illustre le regain de tensions entre les deux États depuis un mois (Opex360).

Philippines/États-Unis :

Le ministre de la Défense philippin, Delfin Lorenzana, a demandé, le 5 février dernier, que le Traité de défense mutuelle signé avec les États-Unis en 1951 soit révisé. Les Philippines considèrent en effet probable un conflit entre la Chine et les États-Unis en mer de Chine, ce qui, selon les termes de l’accord, les obligerait à intervenir aux côtés de l’US Navy. Cette déclaration survient quelques jours après la visite du Secrétaire d’État américain à Manille au cours de laquelle il a affirmé que le traité de 1951 couvrait bien ces eaux (WashingtonTimes).

INDUSTRIE DE DÉFENSE 

L’Inde vient de conclure un contrat avec la Russie pour la location d’un sous-marin nucléaire d’attaque de classe Akula (Projet 971). Des travaux de modernisation seront effectués avant sa livraison et le bâtiment sera équipé de systèmes d’armes indiens. Troisième SNA russe loué par New Delhi, le Chakra III devrait rejoindre la flotte indienne en 2025, entraînant la prolongation de la location du Chakra II pour cinq ans minimum (NavyRecognition).

D’après des informations circulant sur les réseaux sociaux chinois, Pékin aurait admis deux nouveaux bâtiments au service actif fin février : le destroyer Guiyang de type 052D, classe Luyang III, et la frégate Zaozhuang de type 054A, classe Jiangkai II. D’un déplacement de 7 000 tonnes, le destroyer lance-missiles est équipé de 64 tubes de lancement verticaux. Trentième et dernière unité de sa série, la frégate lance-missiles multi-missions Zaozhuang déplace quant à elle 4 000 tonnes (Janes).

Selon l’agence de presse nationale TASS, le sous-marin nucléaire lanceur d’engin Belgorod (Projet 09852), classe Oscar II, sera la première unité emportant le drone-torpille Status VI Poseidon. Six drones Poseidon pourront être embarqués par ce bâtiment, qui devrait être admis au service actif en 2020. Le sous-marin nucléaire Khabarovsk (Projet 09851), prévu pour 2022, devrait être la seconde unité équipée de ce drone nucléaire (TASS).

MARINE MARCHANDE ET DOMAINE MARITIME

Un plan d’investissement de près de 600 millions d’euros déposé par l’armateur chinois Cosco pour le port du Pirée a été refusé par les autorités grecques à la suite d’études d’impact environnemental non conformes. Le projet comprenait notamment la construction d’un centre commercial et d’un terminal croisière. Un recours sera déposé par le port du Pirée le 10 mars (GreekReporter).

Soucieuse de développer le transport via la route du Nord, notamment pour le gaz naturel liquéfié (GNL) exporté depuis le site de Yamal, la Russie vient de confirmer la construction d’un brise-glace géant à propulsion nucléaire. Long de 300 mètres, il bénéficiera d’une propulsion nucléaire de 120 MW lui permettant de progresser à travers des glaces de quatre mètres d’épaisseur (MeretMarine).

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